chapitre suivant
Enfin, il peut arriver que, pour des raisons quelconques,
les sujets ne puissent se soumettre à ce traitement qui exige parfois 4 ou 5 séances et tiennent cependant à conserver leur
dent (cliniques hospitalières, clients de passage ne pouvant disposer que de quelques heures). Dans ce cas, deux modes de traitement peuvent être proposés au patient :
1° Le drainage. Après nettoyage aussi parfait que possible des cavités pulpaires, on trépane la dent au niveau:du collet
et l’on obture (traitement préventif de la périostite) ;
2° La greffe (voir au chapitre suivant).
Dents temporaires. — Dans tout ce qui prècède nous n’avons eu en vue que le traitement des dents définitives.
Mais celui des dents temporaires n’est pas moins indispensable : on a malheureusement trop souvent recours à leur extraction prématurée sans réfléchir qu’elle apporte des entraves à la mastication, contrarie la nutrition de l’enfant, entrave le développement du maxillaire, ete…
Ces dents doivent être soignées au même titre que celles de Padulte et leur traitement est d'autant plus important que les périostites et les abcès résultant de leur carie peuvent, en produisant des lésions des follicules des dents permanentes, troubler l’évolution de ces.dernières, provoquer des anomalies dans leur éruption, ete. |
AUNIE
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La thérapeutique à employer à leur égard est d’ailleurs absolument la mème ; même antisepsie, mêmes antiseptiques ; aussi ne nous y arrêterons nous pas.
Réflexions sur la guérison de la carie.
Malgré la physionomie peu rassurante que présente la carie quand on l’étudie microscopiquement sur des coupes, cette affection est guérissable dans l’immense majorité des cas.
Et cependant il est bien certain qu'après la préparation d’une cavité avec les soins les plus rigoureux et les antiseptiques les plus énergiques, il reste fatalement au-dessous de lobturation des canalicules encore envahis par des microbes mème quand la carie est superficielle.
Mais à quel état existent-ils sous la matière obturatrice ? Sont-ils morts ou vivants ? Sommeillent-ils en attendant une occasion favorable pour rentrer en scène ?
Telles sont les questions que Galippe s’est posées, et il y répond de la façon suivante :
On peut admettre qu’au contact direct de la cavité et remontant dans les canalicules à un niveau variant suivant les substances médicamenteuses employées et leur diffusibilité, les microbes sont morts. Plus loin, les parasites ne rencontrant pas de conditions favorables à leur développement sont dans une sorte d'état de sommeil, intermédiaire entre la vie et la mort.
Quant aux parasites qui, grace à des circonstances favorables ont dépassé de beaucoup les autres et sont par conséquent inaccessibles aux agents thérapeutiques, il conservent leur propriétés biologiques mais mettent seulement plus de temps à en parcourir le cycle. Ils cheminent maïs lentement
pendant des mois, quelquefois des années. Toutefois, ils ar-
-rivent au but, c’est-à-dire à la pulpe dans laquelle ils déter-
minent des accidents inflammatoires et infectieux à échéance plus ou moins éloignée.
Quand il y a très longtemps (30 ans, par exemple) que l’obturation est faite on peut dire presque à coup sûr que les microbes sont morts; nous rappelons à ce propos le fait que
nous a communiqué le D' Ferrier, dans lequel la pulpite a
éclaté au bout de 20 ans.
Il est rare que ces accidents prennent la forme de pulpite. Le plus souvent la pulpe s’infecte silencieusement et ce sont seulement les accidents alvéolaires qui se manifestent.
Nous ne pouvons donc jamais avoir la certitude absolue de la guérison d’une dent cariée, même avec les POUR anti-
septiques les plus minutieuses.
Cependant nous pouvons éviter certaines des causes qui per-
mettent aux micro-organismes restés latents pendant des années de se réveiller et de reprendre leur marche envahissante : par.
exemple, la communication entre la cavité obturée et Pextérieur ; pour cela il faut une obturation bien faite. ;
On peut, à ce point de vue, établir 2 grandes divisions pour les substances obturatrices.
Une première classe de substances adhérant à la dentine, faisant corps en quelque sorte avec élle, la pâte de Hill, les oxychlorures ou phosphates.
Une seconde comprenant les substances métalliques qui n’y adhérent point, si intime que soit leur cohésion (or, alliages, amalgames, ete...)
Toutes deux ont des avantages et des inconvénients : les premières sont peu résistantes mais tant qu’elles demeurent dans la cavité, elles exercent entièrement leur rôle protecteur et isolent efficacement des agents extérieurs.
MAUR Le
Pour les heiinad métalliques il en est de même, si l’opération a été conduite avec le plus grand soin et si la dent possede des parois assez résistantes pour ne jamais céder.
Mais que le sertissage de la substance métallique soit imparfait, que la substance obturante soit mise à nu en un point par l'éclatement d'un fragment de la paroi de la dent, la salive
“en vertu dela capillarité pénétrera entre le métal et ce qui reste de la paroï. En supposant qu’elle n’entraîne pas avec elle de nouveaux éléments infectieux elle va restituer aux germes som-
meillant dans le canal des éléments indispensables à leurnutri-
ton. Ce travail latent est d'ordinaire très lent, il faut souvent des mois, voire même des années avant qu'apparaissent les complicationsordinaires dela carie, pulpite, périostite, abcès...
Les obturations métalliques peuvent encore se déplacer en
. masse et livrer passage à la salive ainsi qu’ aux éléments
infectieux qu’elle renferme.
L'une de ces substances parait néanmoins avoir des avan-
5 tages manifestes sur les autres, c’est l’amalgame de cuivre. Il
aurait, d après Miller, des propriétés antiseptiques et donne, en tout cas, d'excellents résultats dansles cavités cervicales, voisines du rebord gingival, si difficiles à traiter et où les matières de plombage, malgré toutes les précautions, se désagrègent souvent et permettent à la carie de continuer son œuvre. Ce serait le seul plombage actuellement en usage capable d’exereer une action antiputride continue sur les parois de la dent et son entourage immédiat. La substance de l'organe qui renferme un pareil plombage deviendrait elle-même antiseptique. La carie secondaire serait presque impossible dans ee cas pour peu que les sujets prissent des soins de propreté. Les substances plastiques ont sur les substances métalliques l'avantage d’ adhérer aux parois de la dent et d’opposer une résistance très efficace à la pénétration de la salive, leur, man-
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