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À midi, le malade meurt,
L’autopsie est pratiquée 24 h. après le décès. Les parois abdominales étant ouvertes par une large incision cruciale, on trouve les intestins rouges, congestionnés, n'ayant d’ailleurs contracté aucune adhérence ; le liquide de la cavité péritonéale n’est pas altéré. Les gaz distendent les intestins.
En écartant les anses intestinales, on arrive à l’orifice interne du canal inguinal. Devant cet orifice, et ayant contracté des adhérences à son pourtour, adhérences qui se rompent d’ailleurs avec facilité, se trouve la portion d’intestin qui a été réduite. Elle est d’un rouge un peu foncé ; la distance qui sépare le point hernié du cœcum n’est que de 14 centimètres, -
Le méso-cœcum manque ; le cœcum, placé très bas, touche à l’arcade crurale et son appendiee vermiculaire plonge dans l'orifice interne du canal inguinal, en avant du collet du sac herniaire et complètement indépendant de ce dernier, et jusque dans l’anneau il est parfaitement sain.
En disséquant avec soin la région inguinale, on trouve que ce cordon sur la nature duquel il y avait eu des doutes, est bien l’appendice du cœcum profondément altéré par le pus qui le baigne de tous côtés. Cet appendice, dans sa portion herniée, a 7 cent. de longueur. Dans toute cette étendue, il a contracté de nombreuses adhérences avec le tissu cellulaire environnant. Ces adhérences, sous forme de brides, maintiennent, en lui faisant faire de nombreux cireuits, l’appendice dans sa nouvelle position.
. Dans son intérieur, l’appendice ne contient pas de corps étrangers ; On ne trouve que du pus.
Au-dessous de l’appendice cœcal se trouve le sac herniaire,
— 81 — ; Ce sac a le volume d’une noix, sa paroi est épaissie. Par son côté externe, il est adhérent avec le tissu cellulaire épaissi et suppuré et en avant avec l’appendice cœcal. Sa surface interne est rouge. Enfin, en arrière du sac, on trouve le. cœçum avec tous les éléments un peu enflammés.…
Ainsi donc, en résumé, on trouve successivement, en allant de l'extérieur vers l’intérieur, la peau, le tissu cellulaire enflammé et suppuré, l’appendice du cœcum, le sac herniaire contenant la portion de l'intestin grêle étranglée, enfin reposant sur le pubis, le cordon.
L'ouverture du thorax ne nous a rien révélé, sice n’est l’existence d’une pleurésie ancienne du côté droit.
Rien dans le cerveau.
APPENDICITES HERNIAIRES INGUINALES
VIII. — Hernie inguinale droite congénitale chez un enfant de 2 ans. Etranglement.Péritonite généralisée. Mort. Ulcération de l’appendice vermiforme. (Th Dublin Journal, juillet 1841).
IX. — Hernie inguinale droite chez enfant de 18 jours, contenant l’appendice iléo-cœcal étranglé, guérison après opération. (Thèse Renault. Paris, 1898. Obs. I).
X. — Hernie inguinale droite, étranglée, formée par l’appendice cæcal. Femme 68 ans. Opération. Guérison. (Carlo Javamelli).
XI. — Hernie inguinale droite contenant l’appendice iléo. cœcal seul, étranglé. Mort. Autopsie, (Merling. Thèse d’Heidelberg. 1826).
XII. — Hernie inguinale droite de l’appendice iléo-cæcal avec épiploon. Etranglement. Opération. (Ma'gaigne. Mémoire sur les étranglements, 1841).
XIIT. — Etranglement herniaire de l’appendice iléo-cæcal chez un homme de 71 ans. Incision de l’abcès. Mort, (Pollosson. Lyon méd., mai 1893).
XIV.— Hernie inguinale droite étranglée. Présence de l’appendice sphacélé. Homme de 72 ans. (Obs.
recueillie par M, Mouillé dans le service de M. Larabie, salle 7, n° 28). |