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Au bout de douze heures de séjour dans l’atmolyseur, il s'était écoulé au travers des sacs A, B, C, une certaine quantité de liquide, tandis qu'en D on ne remarquait aucune trace d’exsudation, la membrane n’était même pas imprégnée par la glycérine.
Bien qu'une assez forte quantité de vapeur d’éther eût pénétré en C, ainsi que l’indiquait la saveur éthérée très prononcée du contenu, la proportion d’eau exsudée était beaucoup plus faible que celle d'essence de térébenthine et d'huile d'olive sortie de A et de B.
La difficulté de l’exsudation de l’eau ne peut s'expliquer ici que par la nature de la membrane, puisque beaucoup d’éther avait été absorbé par le contenu aqueux de la vésicule close qui s'était d'ailleurs notablement distendue. On peut supposer alors que l’eau a pu trouver une issue par de très petits pores résultant de la distension des parois de la vésicule, mais que la transsudation a été, par contre, limitée parce que l’eau ne mouille pas le caoutchouc.
La glycérine contenue en D ne renfermait pas d’éther.
Cette particularité ne peut s'expliquer que par le fait que la glycérine n’est pas soluble dans l’éther en forte proportion. Ce qui tend à confirmer cette hypothèse, c'est que l'essence de térébenthine de A renfermait une notable quantité d’éther, ainsi que l'huile de B. Or, ces deux corps sont solubles dans l’éther.
La vésicule renfermant la glycérine ayant été placée dans l’atmolyseur avec des vapeurs d’alcool amylique, dans lequel la glycérine est soluble, on vit que, au bout de seize heures, avec une température moyenne de 12 degrés, la membrane de caoutchouc, de sèche et opaque qu’elle était, était devenue translucide, luisante, humide, et qu’elle avait laissé exsuder quelques gouttes de glycérine tombées dans le récipient placé au-dessous.
Au bout de vingt-quatre heures, il semble s'être produit un état d'équilibre, le suintement s’est arrêté. J'ai alors remplacé
hi l'alcool amylique par de l'alcool éthylique : quarante-huit heures après, il y avait une nouvelle quantité de liquide exsudé, environ le double qu'après l’action des vapeurs d'alcool amylique.
Cette expérience donne lieu, en outre, à une autre constatation très intéressante.
L'huile d'olive atmolysée avait perdu sa couleur verdâtre et
son goût fruité, et l'essence de térébenthine atmolysée était plus limpide que celle qui était restée dans l’ampoule; son odeur était moins forte.
” Il reste à décider si ces produits avaient été modifiés chimiquement par l'atmolyse, ou bien s'il y avait eu simplement séparation de principes primitivement contenus dans le liquide introduit dans les vésicules.
A cet égard, de nouvelles expériences sont indiquées.
Si la nature de la membrane est changée, les résultats de l'atmolyse sont également modifiés.
La mince membrane de caoutchouc ayant été remplacée par de la celloïdine (viscose), la glycérine et l’eau ont traversé la membrane, mais non l'huile d'olive et l'essence de térébenthine. J'ai également obtenu des résultats différents avec les cellules de collodion.
Les cellules de collodion riciné sont beaucoup plus perméables que celles que l’on obtient avee du collodion non élastique.
J'ai expérimenté également avec des cellules de baudruche, et les résultats ont encore été sensiblement différents.
Les cellules faites avec l'intestin de mammifères (mouton) ont montré une parlicularité déjà notée pour la dialyse par immersion, à savoir que les résultats ne sont pas identiques, selon que la paroi interne du tube digestif forme la paroi intérieure de la cellule ou bien si c’est le contraire.
Une étude approfondie de l'influence de la paroi des cellules ‘ serait intéressante à faire, car dans les tissus normaux et pathologiques l’aetion physiologique ou thérapeutique sur les