‹ De L’Atomolyse Et De Ses Applications En PhysiologieChapitre 21 sur 31 · EXPÉRIENCE N° 12. — VAPEURS D’ETHER · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCE N° 12. — VAPEURS D’ETHER

Produit étudié : Palates coupées en tranches minces

TÉMOIN INITIAL

Poids IE EL io0 gr

Date du dosage du sucre 7 novembre 1921

Quantité de sucre 7,206 9/0

Nombre de dosages : 3

TÉMOIN SOUS CLOCHE

Poidsinitial. . ro0 gr.

Poids final . .: 99 bo

Durée du séjour sous cloche : 6 jours Date du dosage 13 novembre

Quantité de sucre 8,3728 0

Nombre de dosages : 3

PRODUIT ATMOLYSÉ

Poids initial . . 100 gr.

Poids final. . . 103 gr.

a) Suc écoulé . 0 00 b) Résidu . +. .103 gr.

d'RDOtAE PER OS or

Durée du séjour dans l’atmolyseur 6 jours Date du dosage 13 novembre

10,341 Jo

Nombre de dosages : 3

QT

Expérience N° 13. — VAPEURS D'ÊTHER

Produit éludié : Navets coupés en (tranches.

TÉMOIN INITIAL

Ports eee 100 gr.

Date du dosage du sucre 25 novembre

Quantité de sucre 3,419 °/o

Nombre de dosages :

TÉMOIN SOUS CLOCHE Poidsinitial. .

Poids final . .

100 gr.

100 gr.

sous cloche : ro jours Date du Dosage 5 décembre

Quantité de sucre

PRODUIT ATMOLYSÉ

Poids initial . . 100 gre Poids final. . . 108 a) Suc écoulé . 0 D)Résidu-—:#% 1108

cJaTotal rte ro8 ne

Durée du séjour dans l’atmolyseur 10 Jours Date du dosage.

5 décembre

Quantité de sucre 3,2610 0/6

3 Nombre de dosages : 3 Nombre de dosages : 3

Ogservarions. — L’odeur sulfureuse particulière s’est développée considérablement dans les tranches soumises à la vapeur d’éther,

Ne

ExPÉRIENCE N° 14. — VApEuRs D'ETHER.

Produit étudié : Carottes coupées en (ranches

TÉMOIN INITIAL

Poids rs ET 100 pr:

Date du dosage du sucre 25 novembre

Quantité de sucre 3210800

Nombre de dosages : 3

TÉMOIN SOUS CLOCHE

Poids initial. .

Poids final . .

100 gr, 96 gr.

Durée du séjour sous cloche : 10 jours Date du dosage 5 décembre

Quantité de sucre 2,43 D

Nombre de dosages : 3

PRODUIT ATMOLYSÉ

Poids initial . . 100 gr.

Poids final. . . 106 gr.

a) Suc écoulé . o 00 DJ2RésdUE. "Tobor c) Poids total . 106 gr.

Durée du séjour dans l’atmolyseur 10 jours Date du dosage 5 décembre

Quantité de sucre 3,286 °/6

Nombre de dosages : 3

OssEervarions. — Les tranches atmolysées étaient un peu plus dures,

ExPÉRIENCE N° 15. — VAPEURS D'ETHER.

Produit éludié

TÉMOIN INITIAL

Date du dosage du sucre 13 novembre 1921

Pas de sucre réducteur Après hydrolyse par SOI?

VA 0e

Nombre de dosages : 3

« Belleraves coupées en {tranches minces

TÉMOIN SOUS CLOCHE

Poids initial. .

Poids final ..

100 gr.

Durée du séjour sous cloche : 6 jours Date du dosage 19 novembre

Quantité de sucre 15,143 2/0 après hydrolyse

Nombre de dosages : 3

PRODUIT ATMOLYSÉ

Poids initial. . 100 gr.

Poids final. .. ‘102 gr.

a) Suc écoulé . o 00 DINÉRÉSIAU ES PRSr02 or c) Poids total . 102 gr.

dans l’atmolyseur 6 jours Date du dosage 19 novembre

Quantité de sucre 15,92900/6 après hydrolyse

Nombre de dosages : 3

GLYCOGÉNÈSE ET ATMOLYSE Conclusions.

Les expériences relatées dans Les tableaux précédents ont eu pour objet de rechercher si effectivement l’atmolyse pouvait provoquer une augmentation de principes donnant aux fruits, racines, rhizomes, elc., leur saveur sucrée, comme R. Dubois l'avait indiqué dans ses premières recherches relatées dans mon historique bibliographique, et comme pouvaient le faire admettre les expériences de Mazé, bien que celui-ci ait opéré non par atmolyse, mais par immersion directe dans un liquide anesthésique, ce qui est le procédé adopté par Legrip dans l’'éthérolyse.

Il est bien entendu que le mot sucre employé dans mes observations ne signifie n1 saccharose, n1 glucose, mais seulelement l'ensemble des principes immédiats agissant à la manière de ce. dernier sur le réactif cupro-potassique. Je n’ai pu donner à ces expériences toute la précision désirable parce qu’elles ont un caractère préliminaire général, et je ne me dissimule pas qu'il serait désirable que chaque principe réducteur fut isolé et caractérisé à part; malheureusement, c'est là une étude qui, de beaucoup, aurait dépassé les limites que je pouvais me proposer d'atteindre. Mais la voie est indiquée pour des recherches très intéressantes à faire dans cette direction au moyen de l’atmolyse.

Il importait de tenir compte des effets de müûrissement et du séjour en vase clos, c’est pourquoi J'ai dosé les principes réducteurs au début de l’expérience et après séjour dans une cloche de même dimension que celle de l’atmolyseur, mais ne renfermant pas de vapeurs anesthésiques, et pendant une même durée,

Pour les raisins et les figues, j'ai noté d’une manière constante une augmentation du sucre, mais elle a toujours été inférieure à celle que présentaient ces mêmes fruits dans l’atmolyseur, bien qu'il y ait eu, suivant les fruits mis en expérience, des écarls parfois importants. Pour les figues, l’accroissement du sucre dû à l’atmolyse a été considérable, alors que celui qui était dû au mürissement dans l'air confiné a été relativement très faible.

Les Bananes ont donné des résultats très différents, suivant l’état plus ou moins avancé de leur maturité.

De mes expériences sur ces fruits et d’autres que je relaterai autre part, on peut conclure que, dans les fruits trop verts, l’action atmolysante ne remplace pas le travail de la maturation, qu’elle ne met en œuvre que des matériaux préformés, dont elle provoque le contact el qui, sans elle, resteraient longtemps séparés.

Il est permis également de penser que les vapeurs atmolysantes, en paralysant l’activité physiologique des cellules, empêchent celles-ci de consommer une partie des sucres, ou des matériaux saccharigènes préformés, tout en facilitant l’action des zymases sur ces derniers. On peut dire que dans ces expériences les effets de la maturation ont été pour ainsi dire brusqués, comme l'indique d’ailleurs la coloration brune: prise par les téguments, mais qui ne s’est pas montrée dans la banane verte de l'expérience 5.Ce brunissement, déjà noté par R. Dubois pour les poires, est celui que l’on observe chez des fruits blets et est vraisemblablement dùû à l’action des oxydases contenues dans le tégument.

Dans l'expérience. 7 (pommes), pendant le séjour dans la cloche, la teneur en sucre a diminué, mais il y a lieu de noter qu'il s'était développé de nombreuses moisissures sur les fruits contenus dans la cloche, ce qui n’a pas eu lieu dans l’atmolyseur. Il n'en est pas moins remarquable que, dans ce dernier, non seulement la perte des fruits conservés dans l'air confiné a été compensée, mais notablement dépassée. Pourtant la

ed proportion de sucre des fruits atmolysés s’est trouvée inférieure à celle du produit initial. Ce cas constitue une exception à la règle générale, dont la cause m’échappe quant à présent.

Avec le topinambour, il y a eu une augmentation très notable de sucre, mais elle n’a pu être mise en évidence que par l'hydrolyse chimique.

Avec les pommes de terre, j'ai été surpris de ne trouver aucune trace de sucre, ni avant, ni après l’atmolyse. Pourtant, le gel a fait apparaître du sucre. La quantité a été plus forte par l’action combinée du gel et de l’atmolyse.

La patate et les navets ont présenté une augmentation notable de sucre sous l'influence de l’atmolyse.

Pour les carottes, 1l y a eu dans l’air confiné une diminution du sucre initial, mais elle a été compensée par l’atmolyse avec même une légère augmentation. |

La betterave, après hydrolyse,'a montré une augmentation de la teneur en sucre après l’atmolyse.

De cet ensemble, on peut conclure que les fruits, rhizomes el racines ont subi, sous l'influence atmolysante des vapeurs anesthésiques, une augmentation. parfois considérable de la leneur en sucre primitive.

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