‹ De L’Atomolyse Et De Ses Applications En PhysiologieChapitre 5 sur 31 · HISTORIQUE ET ÉVOLUTION DE LA QUESTION DE L’ATMOLYSE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE ET ÉVOLUTION DE LA QUESTION DE L’ATMOLYSE

. Les premières recherches de Raphaël Dubois sur l’action des alcools sur la substance vivante ou bioproléon remontent à l’année 1870. Il était alors interne en pharmacie et stagiaire en médecine dans le service du professeur Béhier, à la clinique médicale de l'Hôtel-Dieu de Paris. Le maître employait, larga manu, l'alcool comme antipyrétique. Pourtant, les traités classiques de thérapeutique, particulièrement celui de Bouchardat, indiquaient que l'alcool était un « aliment respiratoire » brûlé par l’économie et transformé en acide carbonique et en eau. Comment se pouvait-il qu’un aliment combustible de cette nature pût combattre la fièvre, abaisser la température des fébricitants ? D'autre part les recherches de Duroy, Lallemand et Perrin avaient établi que l’alcool ingéré en certaine proportion est éliminé par le rein, par la respiration, sans avoir subi d’altération notable dans l’économie. Il agissait donc, pour ainsi dire, par une action de présence, mais quelle pouvait bien être cette action ?

R. Dubois imagina alors un certain nombre d'expériences sur les cobayes, sur les grenouilles, sur des tissus animaux et végétaux et des organes isolés, et principalement, pour juger de l’effet de l'alcool sur les cellules isolées, 1l utilisa la levure de bière, pour laquelle l'alcool, dans certaines conditions, devient un véritable agent antithermique. On sait, en elfet,

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