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Enfin, pour compléter, on devait plus tard reprendre le travail à la mort d’Auguste.
Il y avait aussi la question de titre à donner à l'ouvrage. Fallait-il l'appeler Annales, comme le prétendait Jornandès? Vie des Césars, comme l’indiquait saint Jérôme? Histoires, comme le disaient Tertullien et d’autres? Histoire Auguste, comme l'affirmait Vopiscus? Comment décider? Le plus sage était certainement de n’en pas donner du tout. C’est ce qui devait être et a été fait. Mais cette réserve habile trahit l'embarras où s’est trouvé celui qui voulait écrire sous le nom de l'historien romain.
Tout en admettant qu'une même plume a tracé les diverses parties des fragments historiques attribués à Tacite, on reconnait généralement qu’elles diffèrent sensiblement de mérite. On considère les cinq livres des Histoires comme de beaucoup supérieurs aux Annales; et on place les six premiers livres des Annales au-dessus des derniers.
L'explication nous en parait fort simple. Pour composer les fistoires, l'auteur a eu pour guides, outre l’abrégé de Dion et Suétone, Josèphe et surtout Plutarque, dont il s’est principalement servi. Pour les derniers livres des Annales, il s’est trouvé réduit à Xiphilin et Suétone. Quant aux six premiers livres qui traitaient du principat de Tibère, il a eu en mains l’œuvre plus complète de Dion Cassius.
Le bien fondé de l’appréciation du mérite relatif des diverses parties des Annales et des Histoires se trouve ainsi d'accord avec la valeur des sources où l’auteur à puisé.