CS*+MS
Avec une petite quantité de soude, se gonfle et se dissout en un verre diaphane aisément liquéfiable , qu’une plus forte dose de soude rend opaque et moins fusible ; chaque fois que l’on ajoute une nouvelle portion du fondant. , le verre se gonfle avant d’entrer en fusion.
Avec la solution de cobalt , la malacolite de Finlande fond et rougit sur les bords. Fondue sur les bords, la diopside offre une couleur rouge ; fondue en boule , elle est violette. La malacolite de Tjôtten donne un bleu (i) qui tire sur le rouge.
R. Parmi les fossiles que l’on comprend sous le nom de S aille , se trouve à Sala une malacolite qui ne diffère point, quant à l’aspect , de la s alite ordinaire , si ce n’est que sa surface a moins d’éclat. Du reste , sa forme et sa couleur sont les mêmes. Elle ne contient cependant que cinq pour cent de chaux , et est du reste, d’après l’analyse de Rose , un silicate de magnésie. Voici le détail des phénomènes qu’elle présente au chalumeau.
Seule dans le malras , elle donne de l’eau ; sur le charbon , elle devient d’un gris blanc , mais ne fond ni en morceau ni en poudre , seulement elle se conglomère sur les bords, où elle devient brune et vitreuse.
( i) Cette coloration proviendrait-elle d’un demi pour cent d’alumine que contient ce minéral ?
3î6 caractères pyrognostiques
Avec le borax et la soude, elle se, comporte comme les fossiles précédens.
Avec le sel de phosphore , elle se décompose presque aussi difficilement que les minéraux précédens , mais la pièce d’essai ne conserve point sa transparence et sa couleur; elle tourne d’abord au blanc d’émail , puis se tuméfie lentement , et se transforme enfin en un squelette de silice.
Avec la solution de cobalt , elle donne un rouge impur dans les parties fondues et non fondues. L’oxide de cobalt augmente sa fusibilité , tandis qu’il produit un effet contraire sur les malacoîites , dont le contenu calcaire est plus considérable.
b. Pyroxene contenant plus d’atomes de chaux que de magnésie.
Malacolite de B jô rnmyres veden. ........
3 CS* + 2 MSH- f$\
Fond aisément en un verre de couleur sombre.
Avec le borax , te sel de phosphore et la soude , se comporte comme les fossiles précédens, avec cette différence qu’elle donne un verre coloré par le fer.
c. Pyroxenes qui contiennent un bisilicate d’oxidule de
fer comme partie constitutive essentielle. ' .
«) Hedenbergite de Mormorsgrufva près Tunaberg , CS(i) 2 -f-'/IS2 (i).
(i) Ce fossile, analysé pour la première fois par Heden-
berg, sur la foi duquel on l’avait considéré comme un-bi-
Seule, ne dégage point d’eau , ou n’émet qu’une humidité hygroscopique , qui , lorsque la matière est portée à la température où le verre entre en fusion , donne à l’essai de réaction par le papier teint quelques signes d’acidité. Entre les pincettes elle se résout , après une effervescence extrêmement légère , en un verre noir éclatant.
Avec le borax , se dissout aisément en un verre fortement coloré par le fer.
Dans le sel de phosphore , donne, par une décomposition lente , un squelette de silice dont le noyau indécomposé se distingue par sa douleur noire. La couleur ferrugineuse du verre s’efface par le refroidissement.
Avec la soude , se dissout aisément en un verre noir, dont la surface devient mate par l’addition d’une nouvelle quantité de soude. Ce fossile peut en absorber beaucoup plus qu’aucun des précédens avant de se transformer en une scorie.
($ ) Pyroxène vert - sombre de Taberg près de Phi lipslad , et d’ Arendal ; Malacolite rouge sombre de Degerô en Finlande : se comportent tous comme le fossile précédent.
silicate d’oxidule defer combiné avec de l’eau, est, selon Fana® lyse de Rose, un bisilicate double de chaux et d’oxidule de fer, et offre tous les caractères extérieurs d’une malacolite vertsombre.
3 1 8 CARACTÈRES PYROGNOSTIQUES
d. Pyroxènes alumineux, dontla plupart sont noirs.
«) Pyroxène de Pargas , . . . .
(feS-\- 2 AS) -f- 3 (CS2-}-MS~) ; (Nordenskiold).
(3) Pyroxène d’ Auvergne 3 tiré de la lave ;
Se comportent comme les pyroxènes en général , mais sont beaucoup plus difficiles à décomposer ou même presque indécomposables par le sel de phosphore. De noire qu’elle était, la matière devient translucide et peu colorée. Avec la soude, ils forment un verre de fusion plus difficile , en sorte qu’ils deviennent infusibles pour une quantité de soude avec laquelle les pyroxènes essentiellement ferrifèreSj et dont la couleur est un vert sombre, se vitrifient encore très-aisément.
1 5. Epidote.
Ce nom désigne encore une certaine forme de cristal qui comprend des minéraux de composition différente ; savoir :
«) Zoïzite de Bayreuth et de Kàrnthen. .... CS + 2. JS.
Seule, se boursoufle et se dilate transversalement par rapport à la direction des lamelles ; forme au premier coup de feu une multitude de petites bulles qui s’affaissent à un feu plus fort. Fond sur les bords extrêmes en un verre transparent, un peu jaunâtre; mais la masse boursouflée devient ensuite extrêmement difficile à fondre, et forme une scorie vitreuse.
DES MINÉRAUX. Slt)
Avec le borax , se gonfle et se dissout en un verre diaphane.
Avec le sel de phosphore 3 se gonfle pareillement , et donne par une décomposition facile accompagnée d’effervescence , un squelette siliceux.
Avec une très-petite portion de soude , se dissout en un verre dont la teinte est légèrement verdâtre.
La dose ordinaire donne naissance à une masse
tumescente , blanche , infusible. Sur la feuille de platine , on aperçoit des trace$ de manganèse. Avec la sotution de cobalt , on a un verre bleu, p) Pistazite du bourg d’Qisan , d’Hellestad, d’À~ rendal v de Taberg et d’Orrajerfvi. . . . . . . * CSA-FS + ^AS (i).
Seule, fond d’abord dans les parties extrêmes, se gonfle ensuite et se transforme en une masse ramifiée qui présente en petit l’aspect du choufleur , et dont la couleur est un brun foncé ; sou-
(1) Peut-être que cette formule n’est vraie que pour la variété de pistazite qui se rencontre âu bourg d’Oisan , en France; mais, en général, la pistazite est un épidotë où le silicate d’oxidule de fer tient lieu d’une quantité plus ou moins considérable de silicate de chaux. Le bel épidotë du bourg d’Oisan, diffère de la zoïzite, en ce qu’un atome de bisilicate de chaux y est remplacé par un atome d’un autre silicate isomorphe, je veux dire de bisilicate d’oxidule de fer ; d’où il suit que ces deux fossiles doivent affecter la même forme cristalline.
320 caractères pyrognostiques
mise à une insufflation énergique , elle noircit et s’arrondit, mais ne se liquéfie pas complètement. Celle d’Arendal , qui d’après les analyses est la plus ferrugineuse de toutes, est aussi remarquablement plus fusible que les autres.
Dans le borax , commence par se boursoufler et se dissout ensuite en un verre coloré par le fer.
Avec le sel de phosphore, se décompose facilement en se boursouflant, et donne pour résidu un squelette de silice.
Avec un peu de soude , se convertit, par une fusion laborieuse , en un verre sombre qu’une plus forte dos>e de soude transforme en une scorie infusible.
y) Epidote manganésif ere de Saint-Marcet en Piémont.
Seul, se convertit par une fusion très-facile, accompagnée de bouillonnement, en un verre dont la couleur est noire.
Dans le borax , se dissout avec effervescence en un verre transparent , qui prend à la flamme extérieure la couleur de l’améthyste , et qui à la flamme intérieure offre une teinture de fer aussi long-temps qu’il est chaud , mais devient incolore par le refroidissement.
Dans le sel de phosphore , se boursoufle et se décompose en donnant pour résidu un squelette de silice. Le verre ne prend pas la couleur indicative
6ES MINÉRAUX. 3a 1
du manganèse ; mais offre celle du fer aussi longtemps qu’il est chaud.
Traité par la soude , il Se comporte comme les fossiles préçédens.