Prehnite et Koupholitke
D’après l’analyse de Klaproth , ces fossiles auraient la composition chimique et jusqu’à la petite quantité d’eau que Laugier et JNordeNskiôld ont trouvée dans le paranthine. Laugier , Gehuen et Thomson ont obtenu d’autres résultats qui tous s’approchent beaucoup de la formule CS 2 -j -2 AS.
Seuls, donnent dans le matras un peu d’humidité , mais en même temps conservent leur transparence ; ils ne la perdent que lorsque étant exposés à une haute température ils commencent à se boursoufler et à fondre. La Koupholitke dégage une odeur d’empyreume et noircit un peu. Cela tient à ce que la plupart des échantillons qui proviennent des collections minéralogiques, après avoir été long-temps exposés à l’air , ont leurs interstices pleins d’une poussière qui se charbonne au feu. Lorsque cette poussière adventice est entièrement consumée , les lamelles cristallines du minéral recouvrent leur transparence. Les deux fossiles donnent un verre blanc rempli-de bulles.
Avec le borax, se résolvent aisément en un verre diaphane, qui devient trouble et très-difficilement liquéfiable lorsqu’il est saturé.
02 2 CARACTÈRES PYR.OGJSOSTIQEES
Avec le sel de phosphore , se décomposent et donnent un résidu consistant en un squelette de silice glaceux. Le verre est diaphane , et devient opalin par le refroidissement.
Avec la soude , se convertissent par une dissolution très-laborieuse , accompagnée d’un boursouflement continuel en un verre transparent peu liquide ; l'obtention de ce résultat exige une insufflation prolongée. Avec une grande quantité de soude on finit par transformer ce verre en une scorie demi-vitreuse.