Essonite
a) De Ceylan , kaneelstein.
Sente , ne se rembrunit point au feu ; fond aisément ; le verre a d abord la même couleur que le fossile , mais devient ensuite verdâtre ; dans les deux cas il est transparent.
Avec le borax , se dissout facilement en un verre transparent, très-légèrement coloré par du fer.
Avec le sel de phosphore , se comporte comme les précédens.
Avec ta soude, se résout en un verre vert, qu’une plus forte dose de soude transforme en une scorie grise de difficile fusion.
b ) Du Brésil.
Sa couleur rouge sombre ne devient pas plus sombre au feu; elle fond aisément en un grain noir dont la surface est métallique , mais qui n’est pas très-attirable à l’aimant.
Dans te borax , la dissolution s’opère avec la plus grande facilité , et donne un verre coloré par du fer.
Avec le sel de phosphore , la décomposition a lieu comme pour les autres grenats.
Avec la soude , le minéral est décomposé; une très-petite quantité de soude donne naissance à un
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verre noir; une plus forte dose le change en une scorie infusible.
27. Idocrase. Haüy a fait deux espèces distinctes de ce minéral et du précédent qui diffèrent des grenats par la forme primitive. Ce ne sont cependant que des mélanges en diverses proportions des mêmes silicates , et ce que nous avons dit des grenats s’applique à ces deux fossiles. Le temps fera voir s’il existe entre eux une différence essentielle autre que la forme.
a. Fésuvknne , du Yésuve et de Passa.
Fond très-aisément , se boursoufle en fondant , et donne un verre sombre qui, exposé à la flamme extérieure , devient jaune et transparent.
Avec le borax, , se dissout aisément en un verre diaphane coloré par du fer.
Avec le sel de phosphore , se décompose facilement , et donne pour résidu un squelette de silice. Le verre devient opalin par le refroidissement.
Avec la soude , se vitrifie plus difficilement que les grenats ; le verre une fois obtenu peut se transformer en scorie par l’addition d’une nouvelle quantité de soude.
R. La propriété qu’ont les idocrases de se dissom dre si facilement dansleboraxet le sel de phosphore, tient à une autre propriété dont elles sont douees, celle de se boursoufler à une certaine température ; quand ce boursouflement a lieu en présence des
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flux , ceux-ci trouvent plus de voies ouvertes pour pénétrer dans la masse du minéral , et agissent sur un plus grand nombre de points. Quant à la difficulté avec laquelle elles se résolvent parla soude , il faut l’attribuer à ce qu’elles contiennent une quantité de fer beaucoup moindre ^ue les grenats.
b. Egerane d’Egra.
Fond, sans perdre auparavant sa transparence , lirais avec boursouflement, en un verre diaphane verdâtre et bulleux.
Avec les flux , se comporte comme le minéral précédent.
c. Loboïte, idocrase magnésienne de Gôkum et de Frugord.
Seule , devient opaque, se crevasse et se transforme ensuite par une fusion facile , accompagnée de boursouflement , en une perle verte ou jaunâtre qui paraît contenir des parties hétérogènes^
Dans le borax , se dissout presque instantanément avec un léger boursouflement.
Avec la soude et le sel de phosphore s se comporte comme les fossiles précédens.
d. Cyprine , idocrase cuivreuse de Tellemarken en Norwége.
Une ignition modérée n’altère pas sa belle couleur bleue. Tant qu’elle est chaude elle paraît noire , mais elle revient au bleu en refroidissant. Elle fond aisément en se boursouflant avec violence
et produit une perle bulleuse, qui est noire au feu d’oxidation , mais qui , au feu de réduction , offre une couleur rouge , développée par de l’oxidule de cuivre.
A vec le borax 3 la dissolution s’opère aisément et donne un verre diaphane, qui verdit au feu d’oxidation. Au feu de réduction il devient incolore , et s’il n’est pas suffisamment saturé de cyprine , la réaction du cuivre ne peut pas se manifester sans le secours de l’étain.
Avec le sel de phosphore s la décomposition a lieu sur-le-champ y et la matière d’essai forme , en se tuméfiant , une masse glaceuse qui est verte après le refroidissement , .et qui , traitée à la flamme intérieure , devient rouge à la surface. Si l’on a pris une grande quantité de sel on peut bien développer la couleur verte du cuivre , mais la couleur rouge ne se peut obtenir qu’à l’aide de l’étain.
Avec la soude , on a un verre noir qui comporte une plus forte dose de soude que les précédens. L’essai de réduction donne beaucoup de cuivre.
R. Mitscherlich a fait voir que l’oxide de cuivre appartient à la même classe de bases isomorphes que la chaux , la magnésie, l’oxidule de fer , etc. ; mais les exemples de la substitution de la première base à l’une quelconque des autres, sont extrêmement rares dans le règne minérah Toutefois la cyprine en est un.
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