‹ De lʼemploi du chalumeau dans les analyses chimiques et les déterminations minéralogiquesChapitre 25 sur 174 · Oxides d'urane · texte numérisé non relu

Oxides d'urane

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Seul, l’oxide d’urane passe à l’état d’oxidule , noircit , mais ne fond pas.

Avec le borax , il se transforme , par la fusion , en un verre jaune-sombre qui devient vert sale au feu de réduction. On peut ramener la couleur jaune par le feu d’oxidation sur le fil de platine. Sur le charbon la même opération est très-difficile. Le verre vert saturé jusqu’à cërtain point est susceptible de devenir noir par le flamber , mais non semblable à un émail ou cristallin.

Avec le sel de phosphore , et sur le fil de platine, il donne , au feu d’oxidation , un verre jaune transparent, dont la couleur s’affaiblit par le refroidissement , et devient enfin jaune-paille , avec une légère teinte de vert. Au feu de réduction il donne un beau verre vert dont la couleur s’embellit encore par le refroidissement. Sur le charbon il est difficile d’obtenir une autre couleur que le vert, bien que son intensité diminue au feu d’oxidation.

La soude ne le dissout pas. Pour une quantité extrêmement petite de ce fondant , on aperçoit quelques signes de fusion. Une plus grande quantité donne à la masse une couleur jaune-brun , provenant de la formation d’un oxide qui sature l’alcali à la manière d’un acide. Avec une quantité encore plus considérable de soude on peut le faire passer dans le charbon, mais on ne le réduit pas. O11 y trouve ordinairement des traces d’étain , si ce métal n’a pas été préalablement séparé de l’oxide au moyen de l’eau sulfurée ou de l’hydro -sulfure d’ammoniaque.

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