Oxide de cobalt
Seul , il n’éprouve aucun changement.
Avec le borax , il fond aisément et produit un
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verre transparent de couleur bleue, qui ne devient point opaque au flamber. Une petite quantité d’oxide colore fortement le verre ; une quantité plus considérable lui donne un bleu si foncé qu’il en paraît noir.
Avec le sel de phosphore , il fond aussi facilement et offre la même couleur ; à la clarté de la lampe , elle semble violette ; au jour , c’est du bleu pur. Lorsque le sel de phosphore présente au jour une faible teinte de bleu , il paraît rose à la lueur de la lampe.
Im soude n’en dissout qu’une très-petite quantité sur le fil de platine ; la masse fondue est rougepâle vue par transmission, et devient grise parle refroidissement. Sur la feuille de platine , la partie de l’oxide de cobalt fondue par la soude s’écoule sur les bords et forme sur le platine , autour de la partie non fondue , une mince couverte d’un rouge sombre.
Avec le sous-carbonate de potasse 3 l’oxide de cobalt fond en bien plus grande quantité , le sel ne coule pas autant sur les bords , et la masse congelée est noire sans aucun mélange de rouge. Ce serait un moyen de distinguer les deux alcalis (la soude et la potasse ) l’un de l’autrè , s’il n’était pas aussi aisé et beaucoup plus sûr de laisser à l’air l’alcali sur la nature duquel on a des doutes , et de voir s’il prend ou non l’humidité.
L’oxide de cobalt se réduit très-facilement sur le charbon et dans la flamme intérieure avec un alcali ou un sel alcalin, lors même qu’on en prend assez peu pour que la masse ne pénètre pas dans le charbon ; mais il ne fond pas. Après l’ablution de la soude et du charbon on obtient pour résidu une poussière métallique grise , magnétique , qui prend sbds le polissoir l’éclat caractéristique des métaux.
2 5. Oxide de nickel.
Seul , il n’éprouve point de changement.
Avec le borax , il fond facilement et donne un verre jaune-orangé ou rougeâtre qui , par le refroidissement , devient jaune ou presque incolore. Une plus forte dose d’oxide donne un verre qui à l’état liquide est opaque et brun-sombre, mais qui devient , par le refroidissement , rouge-sombre et transparent comme l’acide tungstique ferrugineux traité par le sel de phosphore. Le feu de réduction détruit cette couleur , et le verre y devient grisâtre par l’interposition d’une fine poussière de nickel métallique répandue dans sa masse. En prolongeant l’insufflation on peut conglomérer cette poussière, mais non la faire entrer en fusion. Si l’oxide de nickel contient du cobalt, comme cela arrive souvent , la couleur de ce dernier métal prend alors le
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dessus ; si le nickel renferme en même temps de l’arsenic , il se résout en perle par la fusion.
Avec le sel de phosphore , il fond et présente les mêmes phénomènes de coloration que dans le borax ; mais sa couleur disparaît presque entièrement par le refroidissement. Il se comporte semblablement au feu d’oxidation et de réduction ; par quoi il se distingue de l’oxide de fer, avec lequel il a d’ailleurs beaucoup de ressemblance dans ce genre d’essai. L’application de l’étain ne produit d’abord aucun changement ; mais ensuite , le nickel se précipite et la couleur s’évanouit. On peut alors s’apercevoir de la présence du cobalt, s’il y en a ; mais le verre bleu qu’il donne est opaque , et en général on découvre moins bien le cobalt de cette manière que dans le verre de borax.
La soude ne dissout point l’oxide de nickel. Une grande quantité de ce fondant le fait passer dans le charbon ; il s’y réduit aisément , et donne par le lavage de petites particules métalliques , blanches , brillantes , qui sont attirées par l’aimant avec plus de force peut-être que le fer doux. Si la quantité de soude est relativement petite, la masse demeure à la surface du charbon , mais le nickel ne s’en réduit pas moins , et se retrouve par le lavage de la masse. Le nickel pur ne se fond pas au chalumeau. Le nickel qui contient des traces
DÉS OXIDES MÉTALLIQUES. l3g
d’arsenic ne fond pas bien avec la soude ; mais si l’on y met du borax , il fond et se transforme en une boule qu’on peut forger et aplatir , mais dont les bords se déchirent ordinairement sous le marteau, et deviennent magnétiques à un haut degré.