Bismuth , oxide de bismuth
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Seul , l’oxide de bismuth fond aisément sur la . feuille de platine , où il forme une masse d’un brun sombre qui devient jaunâtre par le refroidissement. Soumis à un feu très-intense , il se réduit et per-, fore le platine. Sur le charbon il se réduit instantanément en un ou plusieurs grains métalliques.
Avec le borax > il fond sans prendre couleur , à
la flamme extérieure. Il se réduit à la flamme in-
térieure , et donne au verre un œil trouble et grisâtre , provenant de l’interposition des particules du métal dans sa masse.
Le sel de phosphore le dissout et le transforme en un verre brun-jaunâtre tant qu’il est chaud, et incolore , mais non complètement clair après le refroidissement. Au feu de réduction , particulièrement avec l’étain , on obtient un verre qui est clair et incolore tant qu’il est chaud , mais qui perd sa transparence et prend une couleur gris-noire en se congelant. L’oxidule de cuivre présente à peu près les mêmes phénomènes dans les mêmes cir-
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constances, avec cette différence, que la couleur qu’il développe est rouge. Ce fait semble indiquer que le bismuth a un degré d’oxidation salifiable inférieur à celui que l’on a déterminé par la voie humide.
La facilité avec laquelle on réduit le bismuth , fait que dans les essais au chalumeau , c’est presque toujours sur le métal même que porte l’essai. Il devient alors très-important de pouvoir le distinguer de l’antimoine et du tellure avec lesquels il serait facile de le confondre.
a. Dans Le matras , ni l’antimoine , ni le bismuth ne se subliment à la température que le verre peut supporter. Le tellure au contraire répand d’abord un peu de fumée (au moyen de l’oxigène de l’air atmosphérique) , et l’on obtient ensuite un sublimé gris de tellure métallique.
b. Dans le tube ouvert , l’antimoine donne une fumée blanche qui en recouvre intérieurement la paroi , et que l’on peut chasser d’une partie à l’autre du tube, au moyen de la chaleur, sans qu’elle laisse de trace. La boule métallique s’environne d’une quantité très-notable d’oxide fondu.
Le tellure répand une grande quantité de fumée , qui s’attache aux parois du verre sous la forme d’une poussière blanche susceptible de se fondre et de se transformer en gouttes limpides et incolores lorsqu’on vient à la chauffer. Une petite partie se
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sublime, mais tout le reste se résout en gouttelettes, que la chaleur fait*rouler sur la surface du tube , pour peu qu’elles aient de grosseur. Si la couche de poussière est mince , elle disparaît insensiblement pendant l’opération , comme si elle était sublimée par la chaleur ; mais le microscope fait voir que ce qui était pulvérulent s’est transformé en gouttelettes très-fines. La boule métallique s’environne d’un oxide fondu , clair, presque incolore, qui, par le refroidissement, devient blanc , opaque et feuilleté dans les parties épaisses. Avec un feu vif et un courant d’air faible , on sublime une partie du tellure métallique qui se condense sous la forme d’une poussière grise.
Le bismuth ne donne presque pas de fumée ( s’il n’est pas combiné avec le soufre (1) ), et lé métal s’environne d’un oxide fondu d’un brun sombre qui , après le refroidissement , ne conserve qu’une teinte jaunâtre. Il attaque fortement le verre.
c. Sur le charbon, ces trois métaux S’en vont en fumée par une longue insufflation et laissent une aréole autour du lieu de leur gissement. Celle de l’antimoine est toute blanche ; celle du bismuth et du tellure a un bord rouge ou orangé. Si l’on dirige sur cette trace le feu de réduction , elle s’évanouit, et en même temps la flamme se coloré en
( r ) Voyez le sulfure de bismuth, parmi les minéraux.
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un beau vert foncé , si l’aréole provient du tellure ^ et en bleu-verdâtre pâle , si elle provient de l’antimoine. Elle ne se colore point si c’est du bismuth. Je dois ajouter ici que l’odeur de raifort pouri * que l’on attribue au tellure , ne se fait aucunement sentir quand ce métal est pur; cette odeur est due au sélénium qui accompagne le tellure dans quelques minerais.
S'j. Oxides d’étain.
Seul, l’oxidule , pur ou à l’état d’hydrate , s’allume et brûle comme de l’amadou et se change en oxide. L’oxide ne fond pas et n’éprouve aucun changement ; rûais en l’exposant à un féu de rédaction vif et soutenu , on peut le ramener tout entier à l’état métallique , sans le secours d’aucun réactif. Cette opération exige néanmoins l’habitude du chalumeau.
Avec le borax, l’oxide d’étain fond très-difficilement , et en petite quantité , et donne un verre transparent qui se conserve tel pendant le refroidissement. On ne peut pas le transformer en émail blanc au moyen du flamber; mais si le verre est saturé d’oxide , et qu’après un refroidissement complet, on le chauffe de nouveau à la flamme extérieure jusqu’au rouge naissant , alors il devient opaque, perd sa rondeur et subit une sorte de cris-
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tallisation confuse. La couleur du verre ne change pas au feu de réduction.
Avec le sel de phosphore , l’oxide d’étain fond difficilement et en petite quantité . et donne un verre transparent et incolore. Si l’on y ajoute de l’oxide de fer , cet oxide perd la propriété de colorer le verre ; bien entendu qu’une certaine partie d’oxide d’étain détruit la couleur d’une certaine partie seulement de l’oxide de fer , et que le surplus colore le verre comme s’il r/y avait pas d’oxide d’étain dans la masse. La présence de l’arsenic rend le verre opaque.
La soude et l’oxide d’étain se combinent avec
effervescence sur le âl de platine. Le résultat de cette combinaison est une masse boursouflée, infusible , et qu’une plus grande quantité de soude ne saurait dissoudre. Sur le charbon elle se réduit aisément et donne un grain d’étain. Certains oxides d’étain , et particulièrement ceux qui contiennent du tantale, se réduisent difficilement avec la soude , en sorte qu’on pourrait croire , après un premier essai , qu’ils ne contiennent pas d’étain ; mais on n’a qu’à ajouter une petite quantité de borax et la réduction a lieu sur-le-champ.
L’étain se rencontre très-souvent dans la nature comme partie constituante accidentelle et relativement très -petite des minerais de tantale, de titane et d’urane , et peut-être de quelques autres.
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où on ne soupçonne guère sa présence lorsqu’on les essaie par la -voie humide : mais lorsqu’on les traite par la soude au feu de réduction , surtout après la séparation du fer, on trouve toujours de l'étain métallique , n’y fût-il que pour du poids. Lorsque la proportion de fer n’est pas plus considérable, on peut jusqu’à certain point empêcher sa réduction en mettant du borax avec la soude.
a 8. Oxide de plomb.
Seul , le minium paraît noir lorsqu’il est chaud et se change au rouge naissant en oxide jaune. Celui-ci forme , par la fusion , un beau verre orangé qui , sur le charbon , se réduit avec effervescence en un grain de plomb»
Avec lé borax , il fond aisément sur le fil de platine , et donne un verre transparent qui , à l’état de saturation , est jaune tant qu’il est chaud , mais' devient incolore par le refroidissement. Il ne peut pas sé tenir en perle sur le charbon , mais s’étend sur sa surface , tandis que le plomb se réduit en bouillonnant et coule vers les bords.
Avec le sel de phosphore , il fond aisément et donne naissance à un verre transparent et incolore. Lorsqu’il est saturé, il paraît jaunâtre à l’état liquide et prend le blanc d’émail en refroidissant. Il ne se réduit pas à la flamme intérieure , à moins d’un excès d’oxide de plomb.
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Avec la soude , l’oxide de plomb fond aisément sur le fil de platine, et donne naissance à un verre transparent qui devient jaunâtre et opaque par le refroidissement. Sur le charbon la réduction a lieu en un instant.