j Séléniures métalliques
On les reconnaît plus aisément que tous les autres composés métalliques du même ordre, à l’odeur qu’ils répandent lorsqu’on les chauffe à la flamme extérieure; pour mieux la percevoir il faut, mettre sous son nez la matière d’essai encore chaude. Cette odeur est très-forte , très-désagréable , et ressemble à celle du raifort pourri ; elle suffit pour trahir la présence de la moindre trace de sélénium.
Avec le verre de silice et de soude , les séléniures offrent la même réaction que les sulfures métalliques ; mais leur couleur disparaît plus aisément par une insufflation prolongée que celle des sulfures.
11 est souvent très-facile d’obtenir le sélénium à l’état métallique , au moyen du grillage dans, un tube ouvert. En inclinant convenablement ce tube, on peut ménager le courant d’air qui s’y établit , de manière à produire l’oxidation des métaux combinés avec le sélénium , en même temps que celui-ci se sublime et développe une couleur rouge. Lorsqu’un séléniure se rencontre avec un sulfure, le sélénium se sublime à l’état élémentaire, tandis que le soufre se dégage sous la forme d’acide sulfureux. Quelques galènes de Suède con-
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tiennent une petite portion de sélénium que l’on peut mettre ainsi à découvert. Si le sélénium se trouve engagé avec le tellure, l’oxide de tellure se sublime d’abord, et ensuite, plus près de la place échauffée , se- dépo'se le sélénium sous la forme d’une poüssière rouge. Le sulfure d’arsenic se sublime quelquefois avec toutes les apparences du sélénium ; mais l’odeur qu’il répand n’est pas la même.