‹ De lʼemploi du chalumeau dans les analyses chimiques et les déterminations minéralogiquesChapitre 33 sur 174 · Oxide de cuivre · texte numérisé non relu

Oxide de cuivre

j Seul, exposé au feu d’oxidation , l’oxide de cuivre se convertit, par la fusion , en une boule noire qui ne tarde pas à s’étendre sur le charbon , et qui se réduit en dessous. Au feu de réduction, et à une température qui ne suffit pas pour fondre le cuivre , l’oxide est réduit et brille de l’éclat métallique qui distingue le cuivre ; mais aussitôt que l’insufflation cesse, la surface métaliiqufe se réoxide et devient noire ou brune (1). Exposé aune chaleur plus forte , il donne un grain de cuivre par la fusion.

Avec le borax , l’oxide de cuivre fond aisément au

(1) Gahn , qui avait à Fahlun mie fabrique de cuivré considérable, qu’il dirigeait et surveillait avec lé plus grand àoin, remarqua que les minerais provenant de différentes parties de la mine, exigeaient des traitemens différons pour que le déchet métallique résultant de la scorification, n’outrepassât point une certaine limite. Afin de reconnaître surle-champ quand le contenu en cuivre d’une scorie s’était accru, il l’essayait au chalumeau, en exposant de minces et larges écailles premièrement au feu d’oxidation pour brûler

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feu d’oxidalion , et se transforme en un beau verre vert qui devient incolore au feu de réduction , mais qui prend en se solidifiant une couleur voisine du rouge cinabre et devient opaque. Si l’oxide de cuivre est impur, ce verre devient ordinairement brun foncé , et ne prend l’aspect de l’émail qu’à la flamme intermittente. Si la proportion de cuivre est considérable , une partie de l’oxide se réduit en grains fondus , que l’on obtient en brisant le verre.

Avec le sel de phosphore , il fond et présente les mêmes nuances qu’avec le borax. Si la proportion de cuivre est peu considérable , le verre exposé aü feu de réduction , devient quelquefois transparent et rouge comme un rubis ; ce phénomène a lieu vers l’instant de la congélation. Ordinairement le verre devient rouge , opaque et semblable à un émail.

Lorsque la quantité relative de cuivre est tellement petite , que le feu de réduction ne peut pas développer le caractère de l’oxidule ; on ajoute à la

et enlever le soufre ? puis au feu de réduction , de manière à ce que la flamme s’étendît sur la surface grillée. Quand une scorie contient du cuivre ? on voit alors paraître sur cette surface des points^ des stries et des taches qui ont la couleur et le brillant de ce métal 5 et dont la quantité indique celle du cuivre contenu dans la scorie. Rarement on peut obtenir une scorie tout-à-fait exempte de traces de cuivre ? mais l’oeil apprend bientôt à distinguer un déchet excessif d’un déchet ordinaire*

DES OXIDES MÉTALLIQUES: ïfyj

Suasse un peu d’étain (ce qui s’applique au Verre fait avec le sel de phosphore comme au verre de borax), et l’on souffle un instant. Le verre précédemment incolore devient alors rouge et opaque par le refroidissement/Si l’on souffle trop longtemps , le cuivre se précipite sous forme métallique, particulièrement dans le sel de phosphore , et la coloration est détruite.

Avec la soudé , l’oxide de cuivre se résout sur le fil de platine en un beau verre vert, qui perd de sa couleur et devient opaque par le refroidissement. Sur le charbon la masse est absorbée et l’oxide réduit. Il n’y a probablement aucun moyen possible, autre que la réduction au chalumeau, de découvrir des quantités relatives de cuivre aussi petites que celles que l’on peut mettre en évidence à l’aide de cet instrument , dans tous les cas où le cuivre n’estpas en combinaison avec d’autres métaux , qui étant comme lui susceptibles de se réduire , peuvent masquer ses propriétés. Dans ce dernier cas il faut employer le borax avec l’étain. Quand le cuivre et le fer se rencontrent ensemble , un même essai les réduit chacun de leur côté en particules distinctes , que l’on peut reconnaître à la couleur , et séparer au moyen de l’aimant.

148 CARACTÈRES 'PYRO.GNOSTIQÜE'S

3o. Mercure.

Les combinaisons de mercure sont toutes vola tiles , et ne peuvent par conséquent réagir avec les flux. On essaie les matières mercurielles en les mêlant avec ün peu d’étain métallique , ou avec de la limaille de fer, ou enfin avec de l’oxide de plomb , et en faisant chaufferie mélange jusqu’au rouge , dans un tube de verre fermé par un bout. Dans cette opération le mercure se réduit et se rassemble dans la partie la plus froide du tube, sous forme d’une efflorescence grise qui étant agitée se conglomère en gouttelettes métalliques.

3i. Oxide d’argent.

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Seul , il se réduit en un instant.

Avec le borax , il est en partie dissous et en partie réduit. Au feu d’oxidation , le verre tourne , par le refroidissement, au blanc de lait , ou prend les couleurs de l’opale , suivant la quantité d’argent dissous, lors même que cet argent y a été mis à l’état métallique. Au feu de réduction il prend un œil grisâtre , qui tient à l’interposition des particules d’argent réduit disséminées dans sa masse.

Avec le sel de phosphore , l’oxide ainsi que le métal donnent au feu d’oxidation un verre jaunâtre qui prend les couleurs de l’opale , lorsque la pro-

CES OXIDES MÉTALLIQUES. l/p)

portion d’argent augmente : vu par réfraction et au jour , il paraît jaune ; vu de la même manière à la lumière de la lampe , if offre une couleur rou-r gedtre. Il devient grisâtrè au feu de réduction, de même que le verre de borax.

Les autres métaux nobles , l’or , le platine , l'iridium , le rhodium et le palladium ne réagissent point avec les flux , et sont inoxidables. Tout ce qu’on peut se proposer en les traitant par les flux, se réduit à voir s’ils ne renferment pas d’autres métaux plus oxidables dont les fondans s’emparent et par lesquels ils Sont colorés. On peut encore les fondre dans du plomb parfaitement pur et les coupeler sur la cendré d’os, pour juger d’après la couleur de la coupelle chargée d’oxide de plomb , s’il s’y trouve quelques métaux étrangers. De ceux que nous avons nommés, l’or est le seul que l’on puisse obtenir en culot; les autres forment, après la séparation du plomb, une masse infusible , grise , légèrement poreuse, qui prend l’éclat me'tallique sous le polissoir d’acier. Celle de platine et celle de palladium sont malléables.

B. Substances résultant de la combinaison des corps

combustibles.

i. Sulfures métalliques.

On les reconnaît à l’odeur d’acide sulfureux

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qu’ils répandent pendant qu’on les grille sur le charbon , ou dans un tube de verre. Lorsque la quantité de soufre contenue dans un composé métallique est trop petite poué que cette odeur soit sensible , on forme par la fusion de la soude avec la silice un© perle de verre sur laquelle on applique un petit grain, de la substance que l’on veut essayer; si cette substance contient du soufre, le verre prend , immédiatement ou par le refroidissement , une couleur ronge ou jaune , suivant la quantité relative de soufre. Mais si les métaux coloraient aussi le verre au point de masquer la couleur due au soufre , alors on grillerait la matière d’essai dans un tube ouvert où l’on aurait introduit supérieurement un papier de. fernambouc ; une quantité de soufre insensible à l’odorat suffirait pour le blanchir. Qn doit suivre ce procédé particulièrement pour le grillage des mines d’antimoine , où il est difficile de reconnaître l’odeur du soufre , à cause de l’odeur également piquante que développe la vapeur d’antimoine.

L’objet principal que l’on a ordinairement en, vue , dans l’essai des sulfures métalliques , est de reconnaître l’espèce de métal qui est entrée eu combinaison avec le soufre , et c’est pour cet effet que l’on doit chasser cette dernière substance le plus complètement possible au moyen du grillage. Qu prend en conséquence pour pièces d’essai des

DE COïll'S COMBUSTIBLES. 1 5 1

lames minces , sur lesquelles l’air a plus de prise que sur des masses égales de forme ronde ou cubique. Pour leur conserver la forme lamellaire , on fait au commencement un feu doux et incapable de les fondre. Si la fusion a lieu , ce que l’on a de mieux à faire est de choisir une nouvelle pièce d’essai. A un certain point de l’opération, quelques sulfures perdent la faculté, de fondre; l’on peut alors faire un feu plus vif , afin de hâter le terme du grillage et de décomposer le sulfate qui se forme ordinairement pendant la première partie de l’opération. Ce grillage se fait très-bien sur le charbon ; il ne faut pas le tenter sur le fil de platine, parce que ce dernier est souvent attaqué par le métal. Lorsqu’on veut éviter l’emploi du charbon , on peut sans difficulté effectuer l’opération sur une feuille de mica , en ayant soin de choisir , pour cet effet , une espèce de mica qui ne soit pas trop fusible.

Ce n’est qu après que le grillage est terminé , que l’on peut tirer parti des réactions produites par les flux. La réduction par la soude exige en particulier l’expulsion intégrale du soufre; pour peu qu’il en reste , ou il se forme des sulfures métalliques dans lesquels on ne reconnaît pas les métaux , ou ceux-ci sont dissous et entraînés par le sulfure de soude , en sorte qu 'après le lavage de la masse , il ne reste rien dans le mortier.

lb,2 CA11ACX. PAR. DES COMBINAISONS

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