Combinaison de sulfure d’antimoine et de sul
fure de cuivre (Graugültigerz). a. Cuivre ,e t Antimoine sulfuré d’Ecatherinenburg. (Bournon, Catalogue de la collection, etc., p. 235). b. EndeU lione ou Bournonite de Saint-Harey près Grenoble, c. i Scliwarzerz de Kapnick.
Seul , dans le tube ouvert , fond et dégage de la fumée d’antimoine, qui ne contient presque point d’acide antimonieux ; répand une odeur d’acide sulfureux , qui toutefois n’est bien sensible qu’après quelques instans d’insufflation ; blanchit complètement un papier de fernambouc placé dans la partie supérieure du tube. Le minerai grillé se congèle en une masse noire.
Sur le charbon 3 dépôt d’antimoine; nulle tracé de fumée de plomb. Le grain diminue de masse , devient gris et demi-malléable ; traité par le borax, il conserve quelque temps la couleur grise, puis offre la réaction caractéristique du cuivre ; fondu avec la soude, il donne un grain de cuivre.
4- Cuivre pyriteux. Combinaison de sulfure de cuivre et de sulfure de fer.
Seul 3 sur le charbon , prend, au premier coup de feu , une teinte superficielle de couleur sombre, et noircit; devient rouge par le refroidissement; fond plus facilement que le cuivre sulfuré, et en fondant, donne un grain qui , après quelque temps d'insufflation , devient attirable à l’aimant. Ce grain est cassant et d’un rouge-gris dans la cassure. Si
300 CARACTÈRES PYROCNOSTIQÜES
après l’avoir exposé long-temps au feu d’oxidatrorî on le traite par une très-petite quantité de borax, il donne un régule de cuivre.
• Dans le tube ouvert , dégage une forte odeur d’acide sulfureux , mais ne donne point de sublimé. Dans le malras , point de sublimé de soufre.
Après le grillage, cette mine produit avec les flux, une réaction complexe, qui tient des réactions particulières aux oxides de fer et de cuivre.
Avec la soude, on obtient séparément des globules de fer , et des globules de cuivre , pourvu que le soufre ait été complètement brûlé.
5. Étain sulfuré (Zinnkies) de Cormvall. , . . . Sn Sa —4— a Cu S.
Seul, fond à une haute température et répand à la flamme extérieure une odeur d’acide sulfureux; devient blanc de neige à sa surface , et recouvre celle du charbon d’une poussière blanche, qui s’étend circulairement depuis la base du globule jusqu’à la distance de deux lignes comptées de sa circonférence. Cette poussière, qui constitue le principal caractère pyrognostique du fossile , est de l’oxide d’étain. Elle diffère de. la couche pulvérulente que produisent d’autres métaux volatils , i° en ce qu’elle est contiguë à la boule; a° en ce qu’elle n’est sublimable ni par la flamme extérieure , ni par la flamme intérieure.
Dans le tube ouvert, ce fossile dégage une odeur
d’acide sulfureux, et se recouvre d’une fumée blanche non volatile; une partie de la fümée produite se dépose aussi sur les points de la paroi du tube , qui avoisinent immédiatement la pièce d’essai.
Après un grillage prolongé sur le charbon, on obtient une boule métallique grise , non malléable, qui , traitée par les fondans, offre les réactions du fer et du cuivre. Exposé au feu d’oxidation, dans un mélange de soude et de borax , l’étain sulfuré donne un grain de cuivre, livide, dur et peu malléable.