‹ De lʼemploi du chalumeau dans les analyses chimiques et les déterminations minéralogiquesChapitre 67 sur 174 · Nadelerz d’Ecatherinenburg · texte numérisé non relu

Nadelerz d’Ecatherinenburg

Pb S2 — {— 2 Cu S — 2 Bi S2.

Seul , entre en fusion, dégage de la fumée et forme sur le charbon un dépôt blanc , un peu jaunâtre sur son bord intérieur; puis donne un grain métallique ressemblant à du bismuth. La fumée se réduit à la flamme intérieure sans la colorer.

Dans le tube ouvert , ce fossile dégage une fumée blanche dont une partie est fusible et l’autre volatile : La première partie se convertit , par la fusion , en gouttes limpides dont quelques-unes deviennent blanches par le refroidissement; le courant d’air qui sort du tube répand une odeur d’acide sulfureux. Le grain de bismuth s’environne d’un oxide qui est noir à l’état liquide, mais qui devient transparent et d’un jaune verdâtre en refroidissant.

202 CARACTÈRES PYROGNOSTIQUES

Traité par les flux, ce grain offre les réactions du cuivre, un peu affaiblies. Après une forte insufflation on obtient en dernière analyse un grain de cuivre qui, affiné sur la coupelle au moyen du plomb, laisse des traces presque imperceptibles d’argent.

R. John a trouvé dans ce minéral de 1 à 2 pour cent de tellure. Le fait de la présence de ce métal , s’accorde bien avec les propriétés de la fumée qui se forme dans le tube durant le grillage du fossile; mais la quantité de fumée qui s’y forme suppose vin contenu de tellure plus considérable que celui que John a trouvé.

La fumée de tellure colore communément en vert la flamme de réduction; mais ce phénomène n’a pas lieu pour le nadelerz, et si l’on aperçoit quelquefois une légère coloration de la flamme , la teinte qu’elle présente est bleuâtre. La même chose a lieu dans l’essai du blâttererz , où le tellure et le plomb se rencontrent ensemble (voyez Blâttererz, page 176); ainsi le plomb modifie jusqu’à certain point les réactions caractéristiques du tellure.

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