‹ De lʼemploi du chalumeau dans les analyses chimiques et les déterminations minéralogiquesChapitre 7 sur 174 · Un tube conique de fer étamé, pl. III , fig · texte numérisé non relu

Un tube conique de fer étamé, pl. III , fig

( 1 ) Gahn ayant une fois perdu le pilon d’un semblable mortier 5 prit un bouton de calcédoine , d’un diamètre proportionné à celui de l’ouverture 9 et le colla avec de la cire d’Espagne sur un bouchon de liège; ce nouveau pilon fut le seul dont il se servit par îa suite. J’ai été obligé d’avoir recours au même expédient , et j’ai cru devoir le rapporter ici pour l’utilité de ceux qui se trouveraient dans un cas semblable.

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dont les, deux extrémités sont affûtées à là limé de manière à présenter deux tranchans circulaires. Ce cône sert à creuser dans les charbons des fosses bien régulières et bien unies. On peut les faire plus ou moins grandes suivant que l’on emploie le gros ou le petit bout. La figure représente un petit flacon introduit dans le tube conique qui lui sert de lui eh voyage.

8-. Ü n microscope. — La figure 27 montre la formé la plus convenable que la monture de cet instrument puisse avoir tant pour le transport que pour l’emploi. Il porte deux verres de différente force , lesquels, ainsique Wollaston l’a démontré , doivent être plans d’un côté afin d’agrandir le champ de la vision distincte. Dans les expériences que nous avons én vue , on est presque toujours forcé d’avoir recours à cet instrument pour porter un jugement sur les résultats , et l’on doit bien se garder de déterminer une couleur avant de l’avoir vue au mîcro'scope , parce que la lumière réfléchie par le charbon sur de petits globules de verre produit souvent dans les couleurs des modifications apparentes que le microscope détruit.

9. Une boîte pour serrer les réactifs. — -Le succès des expériences pyrognostiques dépend très-souvent de la facilité avec laquelle on peut se procurer dans une série d’essais les fondans et les autres réactifs dont on a besoin. Sans cette facilité on est

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exposé à omettre l’emploi du réactif qui seul peut donner un résultat décisif. Cette considération conduisit Gahn à chercher la forme la plus convenable à donner à une boîte où tous les réactifs seraient ensemble à la portée de l’opérateur , et où il pourrait , de la main droite , ouvrir et fermer les cases particulières à chacun d’eux , et prendre ceux dont il aurait besoin , sans être obligé de dessaisir sa main gauche du support et de la matière d’essai. La forme à laquelle il s’arrêta est représentée pl. III , fig. 3o. Cette figure est celle d’une boîte à compartimens , de 8 pouces - de longueur sur î pouce fb de largeur, et î pouce de hauteur lorsqu’elle est fermée. Elle se divise en neuf cases pourvues chacune d’un couvercle particulier , indépendamment du couvercle commun qui ferme au moyen d’une paire de crochets , èt qui , pour plus de solidité , est garni de deux traverses correspondantes aux intervalles ménagés entre le second et le troisième couvercle à compter de chaque bout. Ce couvercle commun est fixé à la boîte par des charnières de métal ; mais les couvercles particuliers sont pourvus d’articulations taillées dans le bois , et tournent sur un axe commun qui s’étend d’une extrémité à l’autre de la boîte. Ces articulations de bois exigent beaucoup d’habileté de la part de l’ouvrier, et augmentent considérablement le prix de la boîte. On peut s’épargner la dépense qu’elles entraînent

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en les remplaçant par des bandes de maroquin collées mi-partie sur le bord postérieur interne de la boîte , et mi-partie sur les couvercles. Ces bandes (le maroquin se reploient sur elles-mêmes lorsqu’on ouvre les cases , et valent tout autant, pour ne pas dire mieux, que les charnières en bois. Les réactifs le plus ordinairement employés ont chacun leur case , et ceux dont on ne se sert que rarement et dans des cas particuliers , sont enveloppés dans du papier, et réunis par paquets dans un même compartiment.

10. Un plateau de tôle non étamée , de 12 à i4 pouces de côté, avec un rebord d’un demi-pouce. Ce plateau , sur lequel repose la lampe pendant les expériences , est destiné à recevoir les matières qui tombent. Une feuille de papier blanc en recouvre le fond.

11. Un bouchon de liège au travers duquel passe un tube terminé par une ouverture étroite , pl. II , fig. 20, B.

Ce tube fait partie d’un petit appareil qui sert à laver un métal réduit pour le débarrasser de la poussière de charbon au milieu de laquelle il se trouve engagé dans certaines expériences que je décrirai plus loin. A cet effet on enfonce le bouchon dans la tubulure d’un flacon à demi plein d’eau que l’on renverse , et dans lequel on souffle de manière à comprimer l’air intérieur. Cet air venant ensuite à '

se dilater produit un jet d’eau. Attendu que Fon trouve partout des flacons , il suffit en voyage d’avoir avec soi le tube et le bouchon. Ce dernier doit avoir une forme très-évasée afin de pouvoir s’adapter à des ouvertures de différens diamètres.

12. Un flacon cylindrique de fer-blanc fermant à vis de même que la lampe , et contenant la provision d’huile. Cette provision est nécessaire en voyage lorsqu’on vient à s’arrêter dans des lieux où l’on ne trouverait pas à acheter l’espèce d’huile dont on a besoin.

i5. Un étui quadrilatère de fer-blanc pour serrer un ou deux gros mprceaux de charbon que l’on a soin d’envelopper auparavant dans du papier , de manière à remplir les vides ; sans cette précaution le charbon se pulvériserait en route par l’effet des secousses , et la poussière formée se répandrait sur tout,

1 4- U ne petite boîte oblongue de lôlç vernie, dont le couvercle aussi-bien que le fond sont garnis intérieurement de coussins de soie qui en remplissent la capacité. C’est entre ces coussins que l’on place tous les petits objets , tels que les becs de chalumeau, les ajutages de platine, les feuilles et les fils, .du même métal ; une aiguille pour déboucher les trous quand cela est nécessaire ; une petite sanguine polie avec laquelle on frotte les substances métalliques réduites, mais non liquéfiées ,

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afin de reconnaître si elles prennent ou non leclat métallique , etc.

1 5. Un étui de bois ou de fer-blanc pour mettre les tubes de verre ,

16. Un briquet. Celui dont je me sers habituel* lement est un petit flacon de phosphore dont le bouchon (de verre ou d’étain) , est enduit de suif et ferme hermétiquement.

17. Quelques boites cylindriques contenant des provisions des fondans les plus usités, comme borax , sel de phosphore et soude,

18. De petites capsules de porcelaine , de \ de pouce de diamètre , sur J p. de hauteur, propres à recevoir les particules minérales dont on doit faire l’essai , ou les pièces déjà essayées dont on doit fairq la description.

Ces instrumens divers ne doivent être ni épars ni entassés confusément. Il faut pour Fopérateur qu’ils soient disposés de manière à ce qu’il les ait tous sous sa main, et qu’il puisse en un instant se dessaisir et se ressaisir de l’un quelconque d’entre eux , sans être obligé de le chercher dans la foule, Or il y a un mode d’arrangement pour le laboratoire, et un autre pour les voyages. Je vais décrire successivement les deux systèmes adoptés par Caiin , systèmes dont une longue pratique m’a fait éprouver la bonté.

Pour serrer les instrumens dans le laboratoire *

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on a une table particulière. Sa forme est arbitraire, néanmoins j’ai cru devoir donner, pl. IV , fjg. 34, la représentation d’une table semblable à celle dont Gahn se servait. Elle porte à ses deux bouts deux tiroirs qu’on a représentés ouverts dans îa ligure , pour mettre en évidence leur distribution intérieure. Chaque tiroir est porté sur deux bras qui le surpassent de' beaucoup en longueur ; ces bras glissent dans des rainures pratiquées sur deux pièces de bois fixées au-dessous des tiroirs , et dont les bords internes reçoivent les bras d’un tiroir , tandis que leurs bords externes reçoivent les bras de l’autre. Au moyen de cette disposition , on peut les sortir en entier sans risquer de les faire tomber.

C’est principalement dans ces deux tiroirs que l’on renferme les instrumens qui se rapportent à l’usage du chalumeau. On met dans le tiroir situé à droite, ceux dont l’emploi est le plus fréquent ; les instrumens dont on se sert plus rarement se placent dans le tiroir gauche. Pour empêcher la confusion des pièces déposées dans un même tiroir, on divise leur capacité en plusieurs compartimens oblongs par des boîtes de fer-blanc , contiguës les unes aux autres ; ces boîtes sont amovibles et peuvent être nettoyées lorsque cela est nécessaire. Sur le devant de la table sont quatre autres tiroirs également divisés , selon les besoins , en petites cases de fer-blanc ou de carton. Dans l’un ,

on serre la lampe et son plateau ; dans les autres , des charbons tout taillés, des provisions de Tondans , de mèches, de substances à essayer, etc. Derrière le pied droit de la table est un crochet d’où pend un essuie-main.

Pour serrer les instruments en voyage , on a un étui de peau fait à l’instar d’une trousse de chirurgien. Voy. la fig. 35 , pl. IV. Cet étui consiste en une pièce de maroquin de 4o à 42 pouces de long sur 18 de large , doublée d’une bande de 10 pouces de largeur , qui règne au milieu et sur toute la longueur de l’étui. Sur cette doublure s’applique une troisième bande de 6 pouces -f , piquée de distance en distance , de manière à former de a5 à 3o gaines transversales, les-unes plus larges , les autres plus étroites , où l’on insère les instrumens. Les bords de l’enveloppe , qui sont dépourvus de doublure , se reploient en dedans , et se nouent ensemble, avec de petits cordons, après quoi on roule l’étui sur lui-même , et on le noue au moyen d’une courroie double attachée à l’une de ses extrémités. Les gaines particulières doivent être piquées sur les instrumens mêmes , pour mieux en prendre la forme. La plus grande se place à l’extrémité de l’étui qui doit se trouver au centre lorsque cet étui est roulé sur. lui-même; les petites divisions se placent entre les grandes. On ménage, pour les besoins éventuels, un certain nombre de cases sup-

plémentaires. Un pareil étui présente cet avantage , que lorsqu’il semble rempli , on peut encore , en cas de nécessité, y trouver place pour une moitié en sus du volume des objets qu’il renferme. Les instrumens y sont à l’abri d’une collision mutuelle , et le tout ensemble occupe le plus petit espace possible , et peut se trouver en contact avec des objets fragiles sans les endommager. En voyage , j’ai coutume d’envelopper ma trousse dans un sac de toile que je mets dans un des coins de la voiturfe, pour l’avoir toujours à ma portée. Lorsque je dois séjourner quelque part, je la déroule et la suspends au mur de mon appartement.

J’ai cru devoir décrire avec quelque détail ces deux modes de disposition collective. Us sont le résultat et le terme des nombreux essais faits par Gahn , pour porter la chose à son plus haut degré de perfection ; en s’y conformant de point en point , on s’épargnera la répétition des mêmes essais , avec la chance d'arriver à un résultat moins satisfaisant.

Outre les instrumens que je viens d’énumérer, il en est encore quelques-uns dont j’ai soin de me munir pour les voyages , et que je serre dans l’étui commun. L’usage de ces derniers ne se rattache pas précisément à celui du chalumeau , mais ils peuvent être très-utiles à un voyageur chimiste ; tels sont : ,■

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