‹ De lʼemploi du chalumeau dans les analyses chimiques et les déterminations minéralogiquesChapitre 71 sur 174 · Oxidule de cuivre et · texte numérisé non relu

Oxidule de cuivre et

1 1 . Oxide de cuivre. ( Voyez page i/p ).

12. Le sulfate de cuivre neutre, ainsi que le sous-sulfate , se décolore au feu , et dégage de la vapeur d’eau. Le sel neutre devient blaiic, et le sous-sel noir. On reconnaît la présence de l’acide sulfurique, dans l’un et dans l’autre, en pulvérisant la matière grillée , la mêlant avec de la poussière de charbon , et la chauffant à l’extrémité d’un tube fermé à la lampe ; une grande quantité d’acide sulfureux se développe , et se fait connaître tant par son odeur que par son action sur un papier de fernambouc humecté, que l’on introduit dnsa le tube. Cet effet est très-marqué lors même que l’on opère sur un grain de sous-sulfate de cuivre , dont la grosseur n’excède pas celle-d’une tête d’épingle.

1 3. Sous-muriate de cuivre , Cu2 M+4 Aq ; arénacé et compacte du Chili.

Seul, colore fortement la flamme en bleu, et ses bords en vert. Un dépôt rouge pulvérulent se forme sur le charbon , autour de la matière d’essai ; ce dépôt colore la flamme en blèu ,

dans la partie qui rase la surface du support. La matière fond, se réduit, et donne un grain de cuivre entouré de scories. Le muriate de cuivre pulvérulent jette plus de scories que le muriate compacte. Ces scories offrent la réaction du cuivre et celle du fer ; on voit distinctement cette dernière sur le verre où la réduction s’est opérée , lorsque la réaction du cuivre ne s’est pas encore manifestée par le refroidissement.

Avec les flux , ce muriate se comporte comme l’oxide de cuivre.

14. Phosphate de cuivre , d’Ehrenbreitstein. . . . Cu2 P -f- x Aq.

Seul , ne colore pas la flamme; se réduit en poudre sous un feu vif et brusque , mais conserve sa cohérence sous une caléfaction lentement progressive ; noircit et fond en conservant sa couleur noire ; au centre du grain on aperçoit un petit globule de cuivre métallique. Ce noyau de cuivre jette un vif éclat , ou un éclair , au moment de sa congélation, à peu près comme l’or et l’argent, quand on les passe à la coupelle.

Avec le sel de phosphore et le borax, il se comporte, de même que l’oxide de cuivre pur.

Avec la soude , un phénomène d’un genre particulier se présente. Une pétite portion de soude donne une boule liquide. Si l’on ajoute une nouvelle quantité de soude, la masse se gonfle pour

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un instant, puis se liquéfie de nouveau, et à chaque dose nouvelle que l’on ajoute à la masse, le même phénomène se reproduit , jusqu’à ce qu’enfm elle se dilate, se solidifie et devienne infusible. Avec une grande quantité de soude , la masse saline s’enfonce dans le charbon , et laisse du cuivre à la surface.

La réaction qui forme le caractère principal du phosphate de cuivre , est celle que produit , en fondant avec ce phosphate, un volume de plomb métallique à peu près égal au sien. Si l’on expose le mélange à un très-bon feu de réduction , la totalité du cuivre se sépare à l’état métallique , et il se forme autour du régule une masse de phosphate de plomb fondu , qui cristallise en refroidissant. Si après la congélation de ce phosphate , on enlève le métal plombifère relativement plus fusible ^ et que l’on refonde ensuite la masse, on obtient une boule plus sphérique et dont les facettes de cristallisation sont plus larges.

1 5. Carbonate de cuivre vert et bleu. Gu C -j- Aq et Cu Aq2-j~ 2 Cu C2.

Seul, dans le matras , donne de l’eau et noircit.

Sur le charbon , fond et se comporte en tout comme l’oxide de cuivre pur (page i45).

r6. Arséniate de cuivre , de diverses espèces, de Cornwall.

L’arséniate de cuivre se comporte , en général , avec les flux, de la même manière que l’oxide de cuivre , mais répand , au feu , une forte odeur d’arsenic, et donne, lorsqu’on le réduit seul ou avec la soude, un grain métallique blanc et cassant.

a. L’arséniate vert grisâtre , qui cristallise en aiguilles capillaires , étant chauffé seul dans le matras , ne dégage point d’eau, et n’éprouve aucune altération. Sur le charbon „ il se réduit, au moment de la fusion , en produisant une détonation , par l’effet de laquelle il pénètre très-avant dans la masse du charbon , d’où l’on retire ensuite un grain métallique blanc , qui devient rouge par le refroidissement. La couleur rouge est due à une mince couverte d’oxidule de cuivre; le grain est blanc dans l’intérieur, et se casse sous le marteau.

b. Varséniate cristallisé dont la couleur est d’un vert sombre , se comporte à peu près de la même manière , mais jette une scorie fondue autour du grain métallique réduit , ainsi que le fait voir un examen attentif. Que l’on ajoute du plomb, que l’on décante le métal fondu après la congélation de la scorie, laquelle adhère naturellement à la surface du support, et que l’on fasse subir à cette scorie une nouvelle fusion, on obtient alors du phosphate de plomb, dont la couleur est blan-

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che , et qui cristallise au moment de sa congélation.

c. L’espèce verte et compacte , un peu bulleuse en son intérieur , offre les mêmes phénomènes, mais donne avec le plomb une quantité plus considérable de phosphate de plomb.

d. La belle variété à cristaux bleu-clair, dégage beaucoup d’eau dans le matras , fond imparfaitement , et ne se réduit pas avec détonation ; mais donne pour résidu une masse de scories dans laquelle on aperçoit quelques grains métalliques blancs. Elle n’offre point, avec les flux, de réaction indicative du fer.

R. Cette dernière variété renferme donc, avec l’oxide de cuivre , une autre base qui n’est pas réductible.

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