‹ De lʼemploi du chalumeau dans les analyses chimiques et les déterminations minéralogiquesChapitre 72 sur 174 · Vauqueline de Sibérie. Cu3 Ch2-f-2 Pb Ch · texte numérisé non relu

Vauqueline de Sibérie. Cu3 Ch2-f-2 Pb Ch

Seule , dans le matras, ne dégage point d’eau. Sur le charbon, se boursoufle un peu, fond ensuite avec une abondante production d’écume , et se convertit en une boule d’un gris sombre , qui a l’éclat métallique , et autour de laquelle on voit de petits grains de plomb réduit. La plus grande partie de la boule est inaltérable, même à un feu de réduction très-vif.

Avec le borax, elle fond en petite quantité, fait effervescence , et donne un verre vert, qui, exposé à la flamme extérieure , conserve sa transparence

après le refroidissement , mais qui , exposé à un bon feu de réduction devient par le refroidissement , rouge et diaphane , ou bien rouge et opaque , ou enfin complètement noir , suivant la quantité de minéral que l’on a fait entrer dans le verre. On favorise le développement de la couleur rouge , qui provient du cuivre, en ajoutant à la masse un peu d’étain. Si Ton met tout d’un. coup à l’essai une grande quantité de minéral , le verre noircit aussitôt. .

Avec le sel de phosphore , mêmes phénomènes.

La soude la dissout avec effervescence. Sur le fil de platine , on obtient au feu d’oxidation , un verre transparent de couleur verte , qui devient jaune et opaque par le refroidissement. Si l’on met une goutte d’eau sur ce verre, il se colore en jaune comme celui qui provient d’un chromate d’alcali. Sur le charbo® , l’absorption a lieu , et le lavage donne des globules de plomb.

1 8. Kieselmalachit de Sibérie , Cu^ Si3— f- i a Aq.

Seul, dans lematras , donne de l’eau et noircit. Sur le charbon, devient noir à laflamme extérieure, et rouge à la flamme intérieure , mais ne fond pas.

Avec le borax, se dissout aisément en un verre qui offre les réactions du cuivre. Si on le chauffe doucement à la flamme extérieure , il communique à cette flamme une belle couleur verte qui ne dure qu’un instant ; l’insufflation continuant , on ne voit

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reparaître aucune couleur ; mais qu’on laisse refroidir le globule , qu’on le chauffe de nouveau jusqu au rouge , et la flamme se colorera de* nouveau. On peut répéter cette expérience sur le même globule aussi souvent que l’on veut. Ce phénomène n’a pas lieu avec l’oxide de cuivre pur. Au moyen d’un bon feu de réduction , on obtient un grain de cuivre réduit dans le verre de borax ; on peut rendre ce verre incolore par l’insufflation.

Avec le sel de phosphore , se dissout et présente encore les réactions du cuivre , mais donne un squelette de silice qu’on aperçoit distinctement , lorsque après avoir exposé le verre à la flamme extérieure on le laisse refroidir. La flamme n’est point colorée dans l’emploi de ce fondant.

Avec la soude , sur le charbon , se dissout en un verre opaque de couleur sombre , qui est rouge en dedans après le refroidissement , et qui recouvre un grain de cuivre. Pour une forte dose de soude le verre pénètre dans le charbon, et laisse du cuivre à la surface.

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