Cobalt
i. Sulfure de cobalt, de Bastnâs , près Riddarhytta. Fe S4-j~4 Gu S-j- 12C0 S3.
Seul dans le malras , ne dégage aucune substance volatile , bien que la formule Co S3 semble promettre un dégagement de cette espèce. Ne décrépite point.
Dans le tube ouvert , donne de l’acide sulfureux et un sublimé blanc peu considérable. Ce sublimé consiste en gouttelettes , ainsi qu’on le reconnaît à l’aide du microscope. C’est de l’acide sulfurique concentré. Il devient noir dans un tube poudreux
2l6 CARACTÈRES PYROGNOSTÏQUES
par la décomposition qu’il y fait de la poussière* L’acide sulfurique se produit dès le commencement du grillage, et la quantité produite n’augmente plus dans la suite de l’opération. On ne découvre dans la matière aucune trace d’arsenic.
Sur le charbon , fond après le grillage en une boule métallique de couleur grise, qu’il est difficile de débarrasser entièrement du reste de soufre qu’elle contient.
Avec les flux , les réactions du cobalt prédominent tellement qu’il n’est pas possible de distinguer celles du fer et du cuivre. Mais si l’on fait refondre plusieurs fois , dans le borax et à la flamme extérieure, la boule grise préalablement fondue sur le charbon, le borax s’empare du cobalt , et le cuivre se concentre ; en sorte que lorsqu’on vient ensuite à fondre la masse dans du sel de phosphore , et à exposer au feu de réduction le verre saturé ( de matière métallique ) , la couleur rouge de l’oxidule de cuivre se développe par le refroidissement , quoique nuancée de bleu par l’oxide de cobalt.
2. Cobalt arsenical de Riegelsdorf , Co As2 , As. Speisskobalt de Frevberg et Bieber.
Seul dans le tube ouvert , donne avec la plus grande facilité de l’acide arsenieux.
Dans le matras, quelques espèces donnent un peu d’arsenic métallique ; d’autres n’en donnent pas.
Sur le charbon, toutes dégagent de la fumée , et
une odeur arsenicale , et donnent par la fusion une boule métallique blanche qui, même après un traitement prolongé par la soude et le borax , demeure non malléable , et communique aux flux la teinture bleue du cobalt.
3. Arsenic scapiforme ( Stànglicher arsenik ) de Schneeberg. Sdierbenkobalt de Saxe.
Ne donnent point d’arsenic dans le matras , ou n’en donnent qu’une quantité extrêmement petite.
Dans le tube ouvert , on obtient un abondant sublimé , partie d’acide arsenieux , ef partie d’arsenic métallique, outre un résidu infusible d’un gris brun. Après un grillage complet ce résidu se dissout aisément dans les flux.
Le borax s’en empare , et la couleur indicative du cobalt se développe sans qu’on puisse produiré aucune autre réaction.
Dans le sel de phosphore , les deux mines fondent pareillement en donnant la couleur du cobalt; mais l’arsenic scapiforme offre une réaction trèsclairement indicative de la présence de l’oxide de nickel ; car il ne prend la teinture de cobalt qu’après la précipitation du nickel par l’étain.