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Fer chromifère de plusieurs lieux

Seul , n’éprouve aucune altération, si ce n’est que les espèces qui , avant d’avoir passé par le feu de réduction , ne sont point attirables à l’aimant , le deviennent par l’action de ce feu.

Avec le borax et le sel de phosphore , la dissolution est lente, mais complète. La couleur caractéristique du fer ( avec les modifications qu’elle subit en passant de la flamme extérieure à la flamme intérieure), est seule apparente , tant que la matière est chaude ; mais lorsque par le refroidissement , cette couleur vient à s’effacer, le beau vert de l’oxide de chrôme se développe. Cette réaction est beaucoup plus intense lorsque la matière d’essai a été traitée par le feu de réduction , et paraît dans tout son éclat par l’addition de l’étain.

La soude n’attaque point ce fossile et n’en reçoit aucune couleur lorsqu’on les fond ensemble sur la feuille de platine. L’essai de réduction sur le charbon donne du fer.

13. Fer titanifere ( Crightonite , Ménakanite , Nigrine , Isérine , fer volcanique , sable de fer , et en général toute mine de fer magnétique à cassure vitreuse).

Seul est infusible et inaltérable. Se comporte , avec les flux , comme l’oxidule de fer pur ; mais si on le dissout dans le sel de phosphore , et que l’on opère la réduction complète du verre , on voit appa-

raîtfe après l’évanouissement de la couleur due à Foxidule de fer, une couleur rouge plus ou moins foncée j qui est dans toute sa force au dernier période du refroidissement. L’intensité de la couleur indique la quantité relative de titane. On peut, avec de l’étain , faire paraître la réaction propre de Foxidule de titane , lorsque cet oxidule est en quantité considérable dans le fossile : dans le cas contraire, la couleur s’évanouit après la fusion du minéral avec l’étain. Voyez ce que j’ai dit relativement aux réactions de l’oxide de titane , p. 121.

R. Lorsqu’on soumet aux mêmes épreuves l’oxide de fer exempt de titane , le verre où la réduction s’est opérée présente après le refroidisse^ ment une teinte jaunâtre ou rougeâtre , qu’un opérateur inexpérimenté, et qui s’attend à obtenir un verre parfaitement incolore , pourrait prendre pour un indice de la présence d’une petite quantité de titane. En général , il n’y a pas lieu à soupçonner la présence de ce métal , lorsque la réaction est équivoque.

1 4- Hydrate de fer.

(Brauneisenstein,Raseneisenstein, Lepidochrokite , Stilpnosidérite , etc. )

Donnent de l’eau dans le matras , et pour résidu de l’oxide rouge. Le stilpnosidérite est fusible en lame mince , à un bon fêu.

Après la dissolution dans le sel de phosphore , il

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donne , avec l’étain , sous un bon feu de réductions quelques traces de cuivre.

1 6. Manganèse.

i. Sulfure de manganèse de Nagyag. Mn S2.

Seul dans le matras , n’éprouve aucune altération.

Dans le tube ouvert grille très-lentement sans émettre aucun sublimé. La surface grillée prend une couleur vert-gris clair , et l’intérieur demeure long-temps sans altération.

Sur le charbon, on peut, à un certain point du grillage , fondre, à l’aide d’un très-bon feu de réduction , les parties minces de la pièce d’essai , et les convertir, par ce moyen , en une scorie brunâtre. Après un grillage complet , elle se comporte à l’égard des flux , comme l’oxide pur de manganèse.

Avec le borax , se dissout très-difficilement en un verre qui prend , en refroidissant , une faible teinte jaunâtre , tant qu’une partie de la pièce d’essai est encore intacte. Cette couleur paraît être du même genre que celle que donne le soufre à des verres de silice et de soude. Lorsque la matière d’essai est dissoute , et que son action réduetive a cessé , on voit apparaître la couleur indicative de l’oxide de manganèse.

Dans le sel de phosphore , se dissout avec une vive

effervescence , et un abondant dégagement de gaz, qui se prolonge encore quelques instans après qüe l’insufflation a cessé. Si l’on approche alors la perle d’essai de la flamme de la lampe , on entend de petites détonations occasionées par l’inflammation de l’air combustible qui se dégage. Si la perle est grosse, elle conserve d’autant mieux sa chaleur , et le phénomène se prolonge davantage ; arrive enfin une grosse bulle d’air qui produit , en s’allumant, une lumière d’un vert pâle. On reconnaît à l’odeur particulière de la matière en ébullition , que le gaz qui se dégage est du sulfure de phosphore , résultant média tement de l’oxidation du manganèse , laquelle a lieu aux dépens de l’acide phosphorique , et immédiatement de la combinaison qui se fait ensuite entre le soufre et le phosphore de l’acide. Le verre offre, dans cette opération, un jeu de couleurs particulier. Liquide, il est transparent et incolore ; mais il acquiert , en se refroidissant, la même couleur jaune que le verre de borax. Tant que la majeure partie du minéral est encore indécomposée , la masse devient par le refroidissement d’un jaune clair. Mais ensuite sa couleur se rembrunit , et au moment de sa congélation une substance fixe se sépare , qni rend le globule noir. Avec le microscope on découvre dans l’intérieur du verre, dont la couleur propre est un jaune sombre , de petites particules noires en suspension , et

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vers la fin de l’opération, la lumière qu’il transmet est bleuâtre (i). Lorsque la totalité du sulfure de manganèse est dissoute , et que toute effervescence a cessé , le verre devient parfaitement clair et incolore , et acquiert au feu d’oxidation une belle couleur d’améthyste.

Avec la soude , la dissolution est imparfaite. Une masse hépatique s’enfonce dans le charbon , et une scorie grise demi-fondue , reste à sa surface.

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