LIVRE XXXI, CHAPITRE XI. I 5 I
decejmnce, donné à ÀixJa^hàpeile Fan 8o3 , fait pour calmer les terreurs des ecclésiastiques à cet égard : mais lés donations déjà faites subsistèrent toujours \ Les évoques ajoutent, et avec raison, que Louis-le-Débonnaire suivit la conduite de Gharlemagne, et ne donna point les biens de l'église aux soldats. . i :- ;
Cependant les anciens abus allèrent si loin, que, sous les enfants de Louis-le-Débonnaire^ les laïques établissoient des prêtres dans leurs églises, ou lps chassoieiit, sans le contentement cks évoques \ Les églises se partageoient eptrè lés Héritiers 4 ; et quand elles étaient tenues d'une manière indécente, les évêques n'avoient d'autre ressource que d'en retirer les reliques *.
Le càpitulaire dé Compiègne ' établit que Renvoyé du roi pourrqit faire la visite de ious les monastères avec l'évêque, defavis et en présence
4 Comme il paroit par la note précédente , et parle capitulaire de Pepiq, roi d'ItaHe, où il est dit que le roi dpanevoit eh fief lu monastères à, ceux qui se recojnmanderoient. pour des Jiefr. Il est ajouté à la loi dés Lombards, liv. m, tit. i, § 3q, et aux lois cliques, recueil . des lois dé Pépin » dans Éehard , - page ig5 , titre • ^xrr ,
article JL • : ' '.,.•• %
Voyez, la constitution de Lothaire i, dans la loi des Lombards, liv. in, loi I, § 43.
» ibid. $ 44.
* Ponné la virigtnhuitième année du règne de Charles-le-CKauve, Tan 868, édit. de Baluze, p. ao3.
1$2 DE l/ ES PRIT DES LOIS.
de celui qjui le tenoit ! ; et cette réglé générale prouve que l'abus é toit général.
Ce n'est pas qu'on manquât de lois pour la restitution des biens des églises. Le pape ayant reprQché. aux éyêques leur .négligence sur le rétablissement des monastères, ils écrivirent * à Charles-le-Chauve qu'ils n'avoient point été touchés de ce reproche, parce qu'ils n'en étaient pas coupables , et ils l'avertirent de ce qui avoit été promis , résolu et. statué dans tant d'assemblées de la nation. Effectivement ils en citent neuf.
Oâ disputoit toujours. Les .Normands arrivèrent et mirent tout le monde .d'accord. .