‹ de lesprit des loisChapitre 142 sur 168 · LIVRE XXXI, CHAPITRE XXXIV · texte numérisé non relu

LIVRE XXXI, CHAPITRE XXXIV

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mauvais vassaux à donner au seigneur : aussi cette règle n'eût-elle d'abord lieu que pour les fiefs, comme nous l'apprenons de Boutillier \

Les fiefs étant devenus héréditaires, les seigneurs, qui dévoient veiller à ce que le fief fût servi , exigèrent que les filles qui dévoient succéder au fief *, et je crois quelquefois les mâles, ne pussent se marier sans leur consentement; de sorte que les contrats de mariage devinrent pour les nobles une disposition féodale et une disposition civile. Dans un acte pareil fait sous les yeux du seigneur, on fit des dispositions pour la succession future, daris la vue que le fief pût être servi par les héritiers : aussi les seuls nobles eurent-ils d'abord la liberté de disposer des successions futures par contrat de naariage, comme l'ont remarque Boyer 8 et Aufrerius *.

Il est inutile de dire que le retrait lignager fondé sur l'ancien droit des parents , qui est un mystère de notre ancienne jurisprudence française que je n'ai pas le temps de développer, ne put avoir lieu

< Somme .rttwfc , livre t> tit. lxxti, p. 447.

* Suivant une ordonnance de saint Louis, de Fan 1*46» P our constater les coutumes d'Anjou et du Maine, ceux qui auront le bail d'une fille héritière d'un fief, donneront assurance au seigneur qu'elle ne sera mariée que de son consentement.

( * Décis. i55, n. 8; et 204, n^ 38.

* In capel. Thol. décision 453. ,

ai4 D^FEITSE

ont paru coup sur coup 1 , on lui a fait les plus affreuses imputations. Il ne s'agit pas moins que de savoir s'il est spinosisie et déiste : et quoique ces deux accusations soient par elles-mêmes contradictoires, on le mène sans cessé de Tune à l'autre. Toutes les deux, étant incompatibles, ne peuvent pas le "rendre plus coupable "qu'une seule ; mais toutes les deux peuvent le rendre plus odieux. . ' ■ '■' l i '

II est donc spinosiste , lui qui , dès le premier article de son livrera distingué le monde matériel d'ayeç les intelligence* spirituelles.. *

Il est donc spinosiste , lui qui , ; dafcs le second article , a attaqué l'athéisme* « , feux ; qiii ont « dit qu'une fajtalité aveugle a produit tous les a effets que. nous voyons dans Iç mondfe ? ont . dit « une grande absurdité; car quelle plus grande « absurdité qu'une fatalité aveugle qui auroit «.produit des êtres, intelligents? »

Il est donc spinosiste , lui qui a continué par ces paroles : « Dieu a du rapport avec l'univers « comme créateur et conservateur •; les lois selon « lesquelles il a créé sont celles selon lesquelles il « conserve. Il agit selon ces règles; parce qu'il, les « connoît; il les connoît , parce qu'il les a faites;

1 L'une du 9 octobre. 1749» l'autre du 16 du méihe mois. * Liv. 1, ch. 1.

de l'esprit des lois. ai5

« il'les a faites parce qu'elles ont du rapport avec « sa sagesse et sa puissance. »

Il est donc spinosiste, lui qui a ajouté:» Comme

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