‹ de lesprit des loisChapitre 82 sur 168 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Changements dans les offices et les fiefs.

D'abord les comtes n'étoient envoyés dans leurs districts que pour un an; bientôt ils achetèrent la continuation de leurs offices. On en trouve un exemple dès le règne des petits-enfants de Clovis. Un certain Péonius ■ étoit comte dans la ville d'Auxerre : il envoya son fils Mummolus porter de l'argent à Gontran pour être continué dans son emploi ; le fils donna de l'argent pour lui-même , et obtint la place du père. Les rois avoient déjà commencé à corrompre leurs propres grâces.

Quoique par là loi du royaume les fiefs fussent amovibles, ils ne se donnoiçnt pourtant ni ne s'ôtoient d'une manière capricieuse et arbitraire; et c étoit ordinairement une des principales choses «qui se traitoient dans les assemblées de la nation.

* Grégoire de Tours, liv. iv, du xi.ii. \

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