‹ de lesprit des loisChapitre 90 sur 168 · LIVRE XXXI, CHAPITRE IV. l3i · texte numérisé non relu

LIVRE XXXI, CHAPITRE IV. l3i

leur chef, par sa vertu. Voilà les rois de la première race , et les maires du palais; les premiers étoient héréditaires , les seconds étaient électifs.

On ne peut douter que ces princes qui, dans l'assemblée de la nation y se levoient et se proposoient -gxmr chefs de quelque entreprise à tous ceux qui Voudraient les suivre , ne réunissent pour la plupart dans leur personne et l'autorité du roi et la puissance du maire. Leur noblesse leur avait donné la royauté ; et leur vertu , les faisant suivre par plusieurs volontaires qui les prenoient pour chefs , leur donnoit la puissance du maire. C'est par la dignité royale que nos' premiers rois furent à la tête des. tribunaux et dès assemblées, et donnèrent des lois du consentement de ces assemblées : c'est par la dignité de duc ou, de chef qu'ils firent leurs expéditions et commandèrent leurs armées.

Pour connoître le génie des premiers Fraftcs à cet égard , il n'y a qu'à jeter les yeux srçr la conduite que tint Ârbogaste ft , Franc de nation , à qui Valen tinieh avoit donné le commandement de

l'armée. II enferma l'empereur dans le palais; il ne permit à qui que ce fut de lui parler d'aucune

affaire dvilè ou militaire. Ârbogaste fit pour lors ce que les Pépins firent depuis.

i^Fcy-ezSvdfbnm Àlexander dans Grégoire de Tours f liv. it -

i3* de l'esprit des lois.

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