INTRODUCTION
Nous avons voulu dans cette thèse, par quelques exemples précis, remettre en honneur une médication tombée dans l’oubli au seul profit ou plutôt, à notre avis, à la seule perte d’une autre médication. Longtemps, en effet, le phosphore, puisqu'il s’agit de lui, fut employé par les médecins comme adjuvant des régimes des dyspeptiques, des anémiés quelquefois, plus particulièrement des tuberculeux. Par la seule teneur de certains aliments riches en phosphore, les médecins de jadis sans s’en douter d’ailleurs, réalisaient un peu de la médication que nous voulons réhabiliter.
Depuis une longue période, les tuberculeux, puisqu'il s'agira dans cette thèse de régime de tuberculeux et plus particulièrement de tuberculeux osseux, étaient plutôt soumis à l’association thérapeutique : suralimentation | calcium, quelquefois avec l’adjonction de vitamine D (cure hélio-marine, ergostérol, etc.) En quelque sorte saturé de calcium, le malade tuberculeux ne pouvait reconstituer son système osseux détruit, faute d’un apport suffisant de phosphore, faute de la qualité même de ce phosphore.
On n’oubliera pas, en effet, l'équilibre phospho-calcique existant normalement dans l'organisme, équilibre d’ailleurs en partie réglé par l’appoint en vitamine D mais, en l'occurrence, quel bénéfice thérapeutique ne perdait-on pas, puisqu’en voulant rétablir un
+ bone. de net ed néceseité de l'apport de tous les principes nutritifs non énergé-
tiques spécifiquement indispensables à la ee per eux
le phosphore et le calcium.
Elle note ensuite la nécessité de l'équilibre alimentaire CALCIUM/PHOSPHORE avec le fait suivant énoncé à un autre chapitre de son livre, à savoir que Ne Li régime : l | : RS © « LE DÉFAUT DE VITAMINES est aussi en mais : = n’est PAS PLUS GRAVE que le défaut d'acides gras non saturés, d'acides aminés indispensables, d'ÉLÉMENTS MINÉRAUX ».
Si la médication phosphorée est ainsi Lohe “dans l’oubli, il faut y voir non la carence des médecins, mais la difficulté de se procurer un phosphore facilement assimilable au calcium. En ce sens, nous croyons que le phosphore nueléotidien proposé réalise ce véhicule indispensable, cette spécificité nécessaire au métabolisme du calcium, à la reconstitution de l’os.
Nous nous sommes adressés pour obtenir en grande quantité ce nouveau produit à une source qui en est riche : au hareng dont nous utiliserons le sperme.
Dans les différentes observations contenues à la fin de cet ouvrage, nous avons pu noter outre l'effet direct produit sur la calcification osseuse, des effets au moins aussi intéressants sur l’état général de nos malades.
des calcémies quelque E peu anse par je cou osseuses, permettant ainsi à l’os de trouver les ions indispensables à sa reconstruction.
AE faut, en effet, bien noter la nécessité : d'un excès
d’ions phosphoriques et calciques pour assurer la fixa- <
tion d’un bon phosphaté de Calcium aux protéines de la substance osseuse, & Outre la normalisation des rapports aide.
nous avons aussi observé la reprise de l’appétit de nos
malades, l’augmentation de leur poids, la disparition de la sensation de fatigue physique et intellectuelle, en bref une amélioration de leur « tonus » général.
Pour les différents examens cellulaires, nous nous sommes adressés au personnel du laboratoire et de la pharmacie de l’hôpital R. Poincaré à Garches; qu'il veuille trouver ici l'expression de toute notre gratitude.
Les examens de calcémie et de phosphorémie ont été faits selon les procédés employés dans l’armée américaine et condensés dans un petit ouvrage à l'adresse des médecins militaires américains : WAR DEPARTMENT — TECHNICAL MANUAL METHODS FOR LABORATORY TECH- NICIANS (october 17- 1941).
Pour le dosage du calcium, c’est la méthode de ROE et de KAHN et pour le dosage du POSPÈDEE la méthode de FISKE et SUBBAROW.
en
Outre leur précision, ces deux méthodes ont l’avantage de pouvoir être exécutées ensemble. Les chiffres de calcémie sont de 10 à 12 % plus élevés que normalement. Il a été tenu compte de cette différence dans la rédaction de nos observations.
Notre travail comportera quatre chapitres :