‹ De l’influence des phosphores nucléotidiques ribodésosiques sur le métabolisme du calciumChapitre 7 sur 32 · LE PHOSPHORE, FACTEUR D'ASSIMILATION CALCIQUE INDISPENSABLE · texte numérisé non relu

LE PHOSPHORE, FACTEUR D'ASSIMILATION CALCIQUE INDISPENSABLE

Nécessité du Phosphore

Ce n’est pas sans une certaine appréhension que nous avons tenté d'utiliser le phosphore nucléotidien chez des tuberculeux osseux, appréhension non basée sur la nocivité de notre produit, car des expériences antérieures nous avaient déjà prouvé l’innocuité absolue des traitements phosphorés bien dosés, mais n'étaitce pas se heurter à une tâche quasi-insurmontable que d'accepter le traitement d’une maladie aussi décevante : nos malades étaient profondément décalcifiés, la plupart possédaient déjà des fistules, l’état général confinait à la cachexie et certains avaient à vingt-six ans un poids à peine supérieur à 30 kg. (observations n° 1 et 2).

Certaines raisons nous faisaient cependant augurer

de notre réussite, nous avions affaire à des malades adolescents pour la plupart (dix-huit, vingt et un, vingtdeux, vingt-trois, vingt-quatre, trente-cinq; quarantetrois et cinquante ans) donc, chez qui l’activité cellulaire est encore très intense. Nous avons aussi pensé à cette activité cellulaire au niveau des éléments nerveux car quelques-uns de nos malades étaient des intellectuels chez qui le travail de l'esprit ne s'était pas affaibli, mais au contraire avait augmenté en raison même de la nature bacillaire de la maladie. N'y avait-il pas là raison à penser à une fuite de phosphore au’niveau de la cellule nerveuse et, par conséquent, nécessité plus évidente d’un apport quotidien de phosphore alimentaire ?

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