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Dans une thèse devenue célebre et soutenue à Heidelberg en 1831 (De hemorrhagia inter partum orta ex rupto vœtie umbilicalis ramo), Benckiser a réuni un certain nombre d'observations où le cordon ombilical allait s’insérer sur les membranes. A travers celles-ci rampaient les vaisseaux sur une étendue plus ou moins grande, pour se jeter ensuite dans le placenta. Cet auteur rapporte un exemple d’hémorrhagie par rupture d’une branche de la veine ombilicale occasionnant ainsi la mort du fœtus.
Mais ce travail n’est qu’un assemblage, une réunion de faits déjà connus, et Benckiser n’a rien apporté de nouveau à l’histoire de l'insertion vélamenteuse. Quoiqu'il en veuille dire et bien qu'il paraisse lignorer, Lobstein avait indiqué, avant lui, et d’une façon précise, les rapports qui existent entre cetle disposition anormale du cordon et l’hémorrhagie.
Il serait temps sans doute de supprimer, comme étant une erreur historique, la dénomination de placenta de Benckiser que donnent encore certains auteurs pour l’insertion vélamenteuse ; on la remplacerait, à plus juste titre, par celle de placenta de Wrisberg, ou mieux peut-être de Lobstein, du nom de l’auteur qui en à donné la description la meilleure et la plus complète.
L'insertion vélamenteuse du cordon est « une véritable rarelé en obstétrique » (Chantreuil). Elle est relativement plus fréquente dans les cas de grossesse multiple, à placenta unique où à placentas soudés. Hyril (Les vaisseaux du placenta humain à l’état normal et pathologique, Vienne, 1870) l’a notée, pour un des cordons, dans cinq cas de grossesse trigémellaire.
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Dans la grossesse simple, sur une statistique de 2471 accouchements, Valenta a constaté 21 insertions vélamenteuses : — Sieckel l’a vue À fois sur 160 — Spiegelberg, Kleinwachter, Zweifel signalent son peu de fréquence. Enfin Halliday Croom (1) donne comme moyenne 4 insertions vélamenteuses sur 1000 accouchements.
A. Edinburgh med. jour. fév. 1882.
ÉTIOLOGIE. — PATHOGÉNIE
On ne possède sur létiologie de l’insertion vélamenteuse da cordon que des données très vagues. Elle a été observée, à peu près en nombre égal, chez les primipares et les multipares, chez les jeunes femmes comme chez les femmes âgées : on la rencontre aussi bien à 20, 25 ans qu'à 35 et plus encore. — La femme qui fait le sujet de l’une de nos observations était âgée de 43 ans et en était à sa onzième grossesse.
La pathogénie n’en est guère moins obscure. Deux théories principales ont été émises, mais ne l’expliquent que d’une façon très insuffisante.
On sait qu’à l’état normal, les vaisseaux allantoïdiens viennent se mettre en rapport avec la caduque inter-utéroplacentaire (sérotine des anciens). L'insertion du cordon se fait alors sur le placenta. Lorsque, dit Hüler, c’est sur la caduque réfléchie que se développent les vaisseaux, l’inserlion est vélamenteuse. ù
La seconde théorie est celle de Schultze. D’après lui, la membrane amnios viendrait normalement engainer les vaisseaux qui, tout d'abord, se rendaient en un point quelcouque de la surface interne du chorion. Le développement ultérieur de lamnios reporterait leur insertion sur la caduque utéro-placentaire. Ainsi, de vélamenteuse qu’elle était, l'insertion devient sérotinienne, à moins toutefois
Len que, par une adhérence de: la vésicule ombilicale, cette sorte de refoulement ne puisse s’opérer.
En 1876, Ahlfeld a publié (Arch. für Gynecologie, 9° vol. 1876), à l’appui de la théorie de Schultze, lobservation suivante :
« L’œuf provient d'une grossesse de la quatrième se- « maine, etil existe encore un large espace entre le cho- « rionet l’amnios. La vésicule ombilicale: est fixée à la « parie interne du chorion par plusieurs adhérences assez « solides ; à l’autre pôle: de l’œuf s’insèrent les artères om- « bilicales. Ces. adhérences auraient sans, doute apporté « quelque obstacle dans la croissance. ultérieure de l'œuf. « Elles devaient se rompre, ou une insertion vélamenteuse « devait se produire très loin. du placenta qui se serait « ullérieurement formé. »
Dans un cas analogue décrit par Coste dont les recherches ont été contrôlées par Kolliker, l'œuf provenait de la troisième semaine. Le docteur Thévenot (Annales de gynécologte, février 1881) rapporte un cas de double insertion vélamenteuse du cordon dans une grossesse gémellaire : « Îl y avait primitivement deux œufs, et dans chaque œuf, lé cordon était inséré sur les membranes. Les deux. insertions étaient adossées sur la cloison de séparation et presque sur des points similaires. »
L'auteur a fait à ce propos une remarquable discussion de la théorie de Schulize. Nous lui empruntons les détails qui vont suivre.
D'après Coste et Kolliker, les phénomènes qui se passent à la troisième ou quatrième semaine de la gestation ent une évolution très rapide, et dès que le bourgeon allan-