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toïdien touche le chorion, cette membrane se recouvre d’un réseau vasculaire, l’adhérence se produit et les vaisseaux ombilicaux se rendent séparément à la séroline. M. Thévenot admet que c’est là un phénomène tout à fait primitif, et que la sérotine, région très vasculaire, constitue une sorte d’atlraction pour ces vaisseaux.
Il ajoute même, à propos de son observation, où les deux insertions étaient adossées, qu’une zône vasculaire autre que la sérotine peut Jouer le même rôle et devenir à son lour pour ces mêmes vaisseaux un centre d'attraction.
S'il en est ainsi, ou bien on verra s’atrophier cette zône vasculaire et la face interne du chorion et on ne retrouvera là que linsertion anormale des vaisseaux, ou bien, par la persistance des villosités chortales, 1l se produira deux placentas séparés par un pont membraneux.
Il faudrait supposer, d’après Pexplication de Schulize, que les vaisseaux ombilicaux parlant du point de contact de la vésicule allantoïde avec le chorion ne se ramifient pas et se rendent, réunis en un seul faisceau, au centre de la sérotine ou en un point voisin du centre; — que, par son développement, le revêtement amniotique rompe ou décolle certains vaisseaux.
Or, dans tous les cas d'insertion vélamenteuse, on a trouvé les vaisseaux ramifiés, dissociés, avant d'entrer dans la sérotine. — Conment admettre encore leur rupture ou leur décollement?
L'hypothèse de Schultze impliquerait en outre un décollement par lamnios des villosités choriales situées sur le trajet des vaisseaux, et une sorte de mouvement de rola-
APT tion qui reporterait sur la sérotine l'insertion primitivement formée.
Enfin, d’après Schultze, dans l’insertion normale, le canal omphalo-mésentérique «accompagne le cordon jusqu'au placenta et on le suit jusqu’à la vésicule; — dans l'insertion vélamenteuse, au contraire, les vaisseaux cheminent seuls à partir de leur point de contact avec le chorion, et on ne retrouve plus aucune trace du canal omphalo-mésentérique.
L’adhérence de la vésicule ombilicale peut bien être invoquée comme une cause fréquente de l'insertion vélamenteusc, mais 1l n’est pas du tout démontré par Schulize que linsertion primitive du bourgeon allantoïdien sur le chorion puisse être reportée sur la sérotine par le développement de l’amnios. |
« On est donc en droit de conclure, dit M. Thévenot, que l'insertion sérotinienne primitive est la règle, l'insertion vélamenteuse une déviation du type normal et qu’elle ne peut être temporaire. »
Quoi qu'il en soit de cette théorie et de sa discussion, la pathogénie de l’insertion vélamenteuse du cordon n’en reste pasmoins obscure; son utilité, du reste, est d'une médiocre importance ; nous n’insisterons donc pas davantage ; ce serait sortir du plan que nous nous sommes tracé.
Bessière 3