‹ De L’Insertion Vélamenteuse Du CordonChapitre 9 sur 20 · TO · texte numérisé non relu

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Les artères ombilicales se divisent d'ordinaire en une sorte de bouquet, dont les rameaux, de volume inégal, cheminent le plus souvent entre les bifarcations de la veine ombilicals en s’anastomosant les uns avec les autres.

Dans le cas où il existe un cotylédon isolé, on voit souvent l’artère ombilicale se diviser en deux branches d’inégale dimension quise dirigent l’une vers le lobe supplémentaire, l’autre vers le placenta principal.

C’est souvent l’une de ces divisions qui est déchirée au moment de la rupture de la poche des eaux, comme on le voit dans le cas suivant rapporté par Langerhans : 1l s’agit d’une primipare âgée chez laquelle le travail commença à 7 heures du soir. Au dire de la sage femme qui assislait la malade les membranes se rompirent à { heure du matin, et en même temps se déclarait une hémorrhagie abondante mais de courte durée. 12 heures après, la sage-femme demandait l’aide d’an médecin. L'enfant se présentait par le sommet au détroit supérieur ; — les battements du cœur fœtal n’étaient pas perceptibles, etla parturiente était épuisée. Le forceps fut appliqué sans difficulté, et Penfant fut retiré mort.

Voici ce que put constater Langerhans. Le cordon s’insérait sur le point des membranes opposé au placenta, et la déchirure de celles-ci s’était produite à veu près au milieu de l’espace qui séparait le bord placentaire de l’inserlion du cordon. Elle avait intéressé une artère qui traversait obliquement cet intervalle et avait le volume d’une plume de corbeau. C'était là évidemment la cause de l’hémorrhagie et de la mort de lenfant.

La veine ombilicale se dilate, avant de se ramifier et

Le RE forme une sorte de sinus, disposition éminemment favorable à la ruplure. De ce point émergent les nombreuses ramifcallons qui se dirigent vers le placenta et dont an certain nombre mesure le volume d’une plume d’oie.

Quant au placenta et aux membranes, on peut dire que leur volume, leur épaisseur, leur résistance ne sont aucunement modifiés par celle anomalie. Sans doute dans quelques cas, on a rencontré des placentas de formes variées, en croissant, par;exemple (Langerhans); mais sur quoi s’appuyer pour attribuer à l’insertion vélamenteuse cette conformation parüeulière et qui ne présente du reste, aucune valeur? Il ne peut y avoir là qu’une simple coïncidence. |

Dans les observations que nous avons recueillies, nous avons eu toujours grand soin d'examiner si la résistance des membranes n’était pas modifiée au niveau des vaisseaux, mais nous n'avons observé sous ce rapport aucune

particularité, ce qui se trouve concorder, du reste, avec

les observations des auteurs qui ont traité du même sujet. Les membranes étant normales, il s’ensuit qu’elles n’ont pas de raison pour se rompre en ce point plutôt qu'ailleurs, 2 qui n'aurait pu manquer dans le cas contraire.

‘ Dans les cas de placenta double, on peut voir l’an des deux cordons se comporter normalement, tandis que l’autre rampe sur les membranes avant d'atteindre le placenta. Mais il est bien plus rare de trouver une double insertion vélamenteuse. Cependant, Thévenot en rapporte un exemple. C’est peut être l’unique, car cette disposilion n’est pas mentionnée dans latlas de Hyrtl qui a éludié avec le plus grand soin les vaisseaux du placenta.

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