‹ De Ll'hémicraniectomie TemporaireChapitre 14 sur 58 · DESCRIPTION DE L'INSTRUMENTATION DE DOYEN · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DE L'INSTRUMENTATION DE DOYEN

L'instrumentation de Doyen, est double et comporte :

1° Une énstrumentation destinée à étre maniée avec le seui secours de la main, et qui permet de pratiquer la résection temporaire du crâne en n'importe quel lieu, et avec un très petit nombre d'instruments.

2° Une instrumentation spéciale, qui doit être greffée sur un moteur (électrique de préférence), à grande vitesse, d’un cheval vapeur environ, et qui ne peut être employée que dans une salle d'opérations installée à cet effet.

BCP

[L — Instrumentation à main.

Elle comprend :

4°. Un trépan à cliquet avec un perforateur (Fig. 6), un portefraise de rechange et deux fraises, l’une de 12 millimètres (Fig. 7),

l'autre de 16 millimètres de diamètre (Fig. 8).

Fig. T.— Fraise de 12 millimètres. : Fig. 8. — Fraise de 46 millimètres.

11 Fig. . — Scie à curseur à tranchant convexe, pour les os.

2° Un mensurateur (Fig.9) destiné à mesurer l'épaisseur du crâne. Cet instrument sert aussi à décollerla dure-mère autour des orifices. 3° Une scie à curseur à tranchant rectiligne (Fig. 10).

LE 5: 0 a

Nous représentons (Fig. 11), une autre scie à curseur, dont le

tranchant est convexe. Elle est destinée à sectionner des surfaces

osseuses non plus convexes comme le crâne, mais rectilignes (lames vertébrales, diaphyses des os longs).

Fig. 12. — Pince emporte-piece.

4 Une pince emporte pièce (Fig. 12 et 13) d'un modèle spécial, présentée par Doyen au Congrès de Chirurgie de Berlin, en 1895, et

Fig. 13. — Premier modèle de la pince emporte-pièce, présenté - au Congrès de Berlin de 1895.

dont le mors tranchant n'offre que 2 millimètres 1/2 de largeur. L'extrémité active est limitée par un bec très saillant, à une lon-

Fig. 14. — Ciseau à cràäniectomie

gueur de 3 millimètres, de manière à en limiter l'engagement et à permettre d'entamer les crânes les plus épais sans risquer de briser l'instrument.

5° Un ciseau spécial, arrondi à l’un de ses angles, et portant à l’autre une saillie mousse destinée à l'empêcher de pénétrer lrop avant (Fig. 14).

T. Marc. 3

RC

En somme, strictement cinq instruments spéciaux, c’est-à-dire une série moins compliquée que ne comportait le trépan classique avec ses couronnes et ses accessoires.

On doit préparer, en outre : un bistouri, des ciseaux, des pinces hémostaliques, des aiguilles à suture intestinale, une rugine, une pince-gouge de Nélaton et un maillet.

Il. — Instrumentation électrique.

L'idée d'employer des fraises et des scies rotatives pour les opérations sur les os, et en particulier sur le crâne, remonte à une date très reculée, et on retrouve les plus grandes variétés de ces instruments dans les livres de la fin du XVIII: siècle et du commencement de XIX:* siècle (Perret, en France, Rétorfer, en Allemage, -etc.)-

La découverte des petits moteurs électriques remit en honneur cette instrumentation mécanique, depuis longtemps abandonnée, sauf les tentatives, infructueuses d'ailleurs, d'Ollier et de Péan. Horsley, Bergmann, Krause, Laplace, etc, employèrent de petites scies mues par des moteurs électriques, marchant à 6, 8 ou 10 volts, et tournant de mille à trois mille tours par minute.

On emplova différentes méthodes pour protéger la dure-mère, mais, malgré de nombreuses tentatives, l’instrumentation en usage, d'une gracilité vraiment excessive, eu égard à la force qu'il faut déployer avec la main seule pour diviser le tissu osseux, fut bientôt assez généralement abandonnée. Horsley, notamment, revint au trépan, à la scie, à la pince-gouge et au ciseau.

Que faire de ces moteurs que l’on arrête du doigt, sans risque de se blesser.

Doyen, frappé de l'insuffisance de l’instrumentation électrique, momentanément si vantée, étudia la question au point de vue mécanique, et reconnut, dès ses premières tentatives, qu'il était nécessaire : 1° d'employer comme moteurs des machines de puis-

sance beaucoup supérieure à celle de l’homme le plus vigou-

Page 1