‹ De Ll'hémicraniectomie TemporaireChapitre 20 sur 58 · EPILEPSIE ESSENTIELLE · texte numérisé non relu

EPILEPSIE ESSENTIELLE

Les résultats déjà obtenus dans les cas d’épilepsie essentielle à la suite de la pratique de larges trépanations faites à l’aide du manuel opératoire ancien, avec débridement de la dure-mère, paraissent devoir être plus favorables encore avec les larges cräniectomies temporaires telles que les pratique Doyen.

L'intervention, dans les cas d’épilepsie essentielle, doit cependant satisfaire à certaines conditions. Nous croyons notamment, que la réapplication totale du lambeau limite, comme nous le verrons dans quelques observations, le degré d'amélioration obtenu constamment dans les quatre ou six semaines qui suivent l'intervention, et qu'il est nécessaire, dans certains cas, non-seulement de répéter l'opération de l'autre côté, mais de pratiquer une libération totale du lambeau dure-mérien, en même temps qu'une perte de substance osseuse unilatérale ou bilatérale, d'une étendue suffisante.

Doyen, chez ses premiers opérés, a entièrement réappliqué le lambeau, tout en engrénant imparfaitement la charnière osseuse de manière à laisser le volet légèrement soulevé. Il laissait également subsister intactun pont dure-mérien, au point culminant.

L'opération ainsi faite d'un côté, il a, dans plusieurs cas, soit soulevé ultérieurement le lambeau osseux, (ce qui est très facile puisqu'il ne se produit pas, de longtemps au moins, de réunion osseuse, et qu'il suffit d'inciser la cicatrice au moyen du bistouri) et seclionné entièrement le pont, ou bien il a, dans le même but, extirpé simplement dans une seconde opération, au niveau

RE EE du point culminant du lambeau, un segment 4e 2, 2db' à grand diamètre parallèle à la suture sagittale, et disposé de telle manière que cetle perte de substance ne puisse pas exposer le malade à des conséquences graves à propos du moindre traumatisme crânien. En effet, cette perte de substance qui se termine en pointe en avant et

Fig. 31. — Tracé de différents lambeaux :

En 1, 2, 3 les orifices faits à la fraise par l’instraumentation électrique.

L'orifice 3 peut être reporté en 3’, le tracé du lambeau devient 3° f2 a 1.

cc charnière ou pédicule.

Les lignes 1-a, 2-b’, 3-b sont sectionnées à la scie à curseur.

b-b’, 2-a représentent les ponts fissurés au ciseau.

b'e2, 2 d b’, fragment osseux réséqué. ; en arrière, et n'offre qu'une largeur maximum de 25 à 30 millimètres, peut-être un peu plus dans certains cas, se trouve situte de façon telle que tout traumatisme agissant obliquement à la surface du crâne ne puisse y causer le moindre choc dans la profondeur.

Doyen a modifié récemment son manuel opératoire de manière à pouvoir exécuter s’il y a lieu ces trois temps en une seule opération.

La peau incisée du voisinage de l'apophyse orbitaire externe au

voisinage de l’apophyse mastoïde, en empiétant légèrement sur le

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front, et en passant à peu de distance de la suture sagittale et de la protubérance occipitale externe, il pratique, comme d'habitude 3 orifices à la fraise en 1, 2,3, et sectionne, à l’aide de sa scie à protecteur, les espaces 1-4 et 3-6. À partir de l'orifice 2, il fait au contraire, comme nous l'avons déjà signalé plus haul, deux traits de scie circonscrivant sur la surface convexe un segment osseux DMC 2 d b’, qui se trouve ainsi immédiatement extirpé.

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