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pléter en intervenant de l’autre côté ; dans ces cas, toute perte de substance crânienne serait défectueuse, l'écart qui peut se produire pendant le développement ultérieur du cerveau pouvant être, parfois, relativement considérable.
à La première opération doit donc être faite largement et avec une section complète du lambeau dure-mérien, grâce à l'artifice indiqué plus haut, à propos de l'épilepsie. Doyen conseille cependant, chez les enfants jeunes et très faibles, où le shock est à craindre de ne pratiquer que les deux libérations latérales de la duremère qu'il employait primitivement. Il a également, dans plusieurs de ses premières opérations, fait chez des adolescents non pas seulement 2, mais 4 ou 5 incisures curvilignes et parallèles, permettant la libération immédiate du cerveau par soulèvement de ces ponts de la dure-mère.
Quand on intervient une seconde fois, dans les cas d'idiotie ou de microcéphalie, la seconde opération consiste à faire un lambeau osseux de l’autre côté, et à fendre, en même temps, à l’aide de la pince emporte-pièce, le pont médian bipariétal, au dessus du sinus longitudinal supérieur. Le crâne peut ainsi s'ouvrir en tous sens, sans qu’il soit même besoin de le fissurer, en avant et en arrière au niveau du frontal ou de l’occipital ; ce que l’on pourrait d’ailleurs faire sans danger dans une troisième intervention chez des sujets d'un certain âge. Nous ne croyons pas cet artifice nécessaire, les deux bandes médianes se soulevant habituellement avec la plus grande facilité.
Nous insistons sur ce fait que, chez les enfants très faibles, il ne faut pas hésiter à donner plusieurs fois le chloroforme, plutôt que de s’exposer à un insuccès par shock à la suite d’une opération trop grave. Nous mettons particulièrement en garde contre les dangers d'une incision immédiate trop large de la dure-mère et de l’arachnoïde dans les cas décrits par Doyen (Communication au Congrès de 1895) de pachyméningite séreuse sous-arachnoïdienne, le cerveau se trouvant en pareil cas, distant de la face interne de la dure-mère de 6, 8, jusqu'à 12 ou 16 millimètres, et nageant au milieu d'une véritable calotte œdémateuse qui ne
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demande qu'à se vider au dehors de tout le liquide emprisonné dans ses mailles celluleuses. Doyen doit la plupart de ses premiers insuccès aux accidents irrémédiables et promptement mortels de shock qui en sont résultés. Nous verrons qu'il ne redoute plus autant celte grave complication, depuis qu'il a reconnu qu’en présence de ces lésions il faut se garder de faire à la dure-mère une large brèche et se contenter pour obtenir une amélioration constatée, dans plusieurs cas, d’un étroit orifice de filtration.
4° Temps : Fermeture de la plaie.
Le lambeau ostéo-cutané est remis en place dès que les manœuvres intra-crâniennes sont terminées, et la peau suturée au crin de Florence et en surget. Pas de drainage, à part les cas prévus au cours des paragraphes précédents. Pansement compressif.
La réunion immédiate est la règle.