‹ De Ll'hémicraniectomie TemporaireChapitre 46 sur 58 · OBSERVATION XXII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXII

H., 41 ans.— Epilepsie jacksonienne. Crises épileptiformes depuis 10 ans. Ces crises, légères pendant 4 ou 5 ans, ont augmenté tous les ans en nombre et en gravité.

8 à 20 chaque jour, l’année qui a précédé l'opération. Elles débutent par la main, envahissent l’avant-bras, etie bras gauche quis’agitent, se convulsent et s'élèvent à hauteur de latête, puis elles se généralisent, Le malade perd connaissance.

OPÉRATION. — Le 27 avril 1896, hémicräniectomie temporaire avec l’instrumentation électrique. On constate au niveau du centre moteur du bras une dépression triangulaire de 10 millimètres de profondeur environ, siégeant en arrière de la circonvolution pariétale ascendante et remplie par une pe-

tite masse d’oedème sous-arachnoïdien transparent. Aucune trace de mé-

ningite. L'arachnoïde et la pie-mère sont incisées, le liquide évacué est épongé, et le lambeau remis en place.

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Cessation immédiate des crises qui commencent, toutefois, à reparaitre, bien que moins fortes, à la fin de juin. Le 13 juillet 1896, seconde intervention. Incision de la cicatrice, soulévement du. lambeau, résection de deux lambeaux dure-mériens rougeûtres et un peu épaissis qui paraissent comprimer le cerveau au point où se trouvait le petit foyer de pachyméningite séreuse et à 20 millimètres en arrière. Les crises disparaissent de nouveau, mais se reproduisent le 46% jour. La résection des centres épileptogènes que l’on n'avait pas cru devoir tenter jusqu'alors, est décidée.

Les deux lésions, ci-dessus indiquées, avaient été repérées au compas, sur la peau.

Le Aer août, on pratique, à la scie électrique, la résection du fragment osseux correspondant (4 centimètres de large sur 6 de longueur). La dure-mére incisée, l'exploration électrique de l’écorce détermine la contraction isolée des muscles des doigts, du poignet, de l’avant-bras. Immédiatement se produit une première crise typique. L’excitateur électrique est promené sur toute la région, de façon à déterminer les limites de la zone dont l'excitation provoque la crise, qui se répète ainsi, à plusieurs reprises, sous les yeux des assistants. Résection au bistouri, après ligature des gros vaisseaux, de toute l'écorce correspondante, en ménageant la commissure profonde des sillons de substance grise. — Suture de la peau. — Guérison apyrétique au bout de huit jours. Paralysie immédiate. Les mouvements réapparaissent à partir du 15me jour.

Depuis, l’opéré a repris son poste au chemin de fer ; la guérison semble se confirmer de jour en jour. La main reste moins habile qu’autrefois — quelques contractions spasmodiques, le plus souvent la nuit quand le service a été trop fatigant.

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