‹ De l’Ostéoclasie comme méthode de redressement des courbures rachitiques des membres inférieursChapitre 4 sur 34 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Ayant eu l’occasion d'observer dans le service de M. le Docteur Vignard, à la Charité, plusieurs cas de déviations rachitiques des membres inférieurs traités avec succès par l'ostéoclasie, notre attention a été particulièrement attirée sur ce mode de traitement et sur les brillants résultats obtenus tant au point de vue fonctionnel qu'au point de vue esthétique.

Aussi avons-nous, à l'instigation de M. le Docteur Emmanuel Vincent, résolu de consacrer notre thèse à ce sujet.

Laissant de côté l'étude clinique des déformations rachitiques, dont tous les traités de pathologie donnent des descriptions détaillées auxquelles on ne peut guére ajouter, nous n'aborderons que la question du traitement des courbures rachitiques des 0s longs, et en particulier des incurvations de la jambe, qui comptent parmi les manifestations les plus fréquentes du rachitisme.

Pour pratiquer la fracture intentionnelle des os, deux méthodes s'offrent au chirurgien : l’ostéotomie et l’ostéoclasie. Nous ne reprendrons pas ici les longues discussions d'autrefois sur les mérites et les inconvénients de chacune d'elles. D'ailleurs toutes deux sont également recommandables et, dans le service même de M. le docteur Vignard, nous avons pu les voir appliquer avec succès par lui-même et par M. le Docteur Vincent, soit isolément, soit combinées l'une à l’autre chez un même sujet. C'est à cette conclusion d’ailleurs qu'aboutit Pousson dans sa Thèse d’agrégation sur l’ostéoclasie, où il termine ainsi : « L'ostéoclasie et l’ostéotomie ne peuvent être opposées et ne sont point rivales. C’est au clinicien de saisir les indications de ces différents modes de traitement. »

Nous avons divisé notre travail en cinq chapitres. Le premier est consacré à l'historique. Le second est réservé aux différentes méthodes d’ostéoclasie et à la description de l'appareil de V. Robin. Nous décrivons dans le troisième les objections ou les reproches faits à l’ostéoclasie. Dans le quatrième, nous exposons les suites opératoires et les résultats éloignés de l’ostéoclasie .Enfin, dans le dernier, que nous faisons suivre des observations cliniques, nous étudions les indications et les contre-indications de l'intervention, en insistant tout particulièrement sur la recherche méthodique des éléments qui permettent d'affirmer l'opportunité opératoire.

Nous ne saurions commencer ce travail sans adresser à M. le docteur Vignard l'hommage de notre res-

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pectueuse gratitude. Il nous a toujours accueilli avec bienveillance dans son service et il a bien voulu nous communiquer les observations qui font la base de notre travail.

M. le Docteur E. Vincent nous «a inspiré l’idée première du sujet. Nous sommes heureux de pouvoir lui témoigner ici toute notre vive reconnaissance pour l'amabilité dont il a témoigné à notre égard et pour les conseils autorisés qu'il nous a prodigués au cours de l'élaboration de ce travail.

Nous remercions très respectueusement M. le Professeur Bérard, qui nous a fait le très grand honneur d'accepter la présidence de cette thèse.

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