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manivelle creuse I. L’embrasse antérieure est surmontée d’une fourchette métallique J, sur laquelle le levier vient prendre son point d’appui.
Il ne faut pas craindre de serrer vigoureusement si l’on veut obtenir de l’ostéoclaste le résultat précis que l’on est en droit d’exiger de lui. En serrant fortement, les parties molles refluent de chaque côté, entraînant artères et nerfs, qui ne sont exposés à aucun tiraillement ni à aucune compression. Grâce à un mécanisme d'échappement très ingénieux, le membre peut être libéré en un instant, sans qu’il soit nécessaire de desserrer successivement chaque écrou ; il suffit pour cela de tourner une vis F placée sur le bord de la planche.
L'appareil de redressement comprend un collier de cuir et un levier.
Le collier D est formé par deux ou trois lames de cuir superposées, de la largeur de trois travers de doigt environ. Il doit être ni trop grand ni trop étroit et permettre simplement le passage du levier et de son curseur ; celui-ci est muni de crochets allant se loger dans des trous disposés sur une seule ligne à chaque extrémité du collier. On peut ainsi modifier les dimensions du collier suivant le volume du membre que l’on veut fracturer.
Le levier E est une tige d’acier, longue d’un mètre et pourvue d’un curseur mobile, pouvant être fixé au levier par une vis qui le traverse. Celui-ci présente à une de ses extrémités une échancrure destinée à embrasser la fourchette métallique. Le levier est
introduit dans le collier de cuir.
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Gouttière et cercles d’acier fixent fortement le membre, d’où impossibilité pour les os de se briser dans cette partie vigoureusement maintenue. Le collier de cuir pouvant se placer aussi près que l’on veut de la gouttière et maintenant les pièces osseuses sur lesquelles il agit, l’os ne peut évidemment se fracturer que dans la partie située entre le collier redresseur et la gouttière. « On peut comparer mon appareil, dit V. Robin dans sa Thèse de doctorat, à un étau, et l’os fracturé à un bâton serré dans cet étau. Si l’on dévie fortement le bâton, il se brise toujours nettement près de l’étau, là où il est serré, d'autant plus sûrement à ce point que la partie libre du bâton est plus courte et mieux maintenue. Il en est de même de notre ostéoclaste : l’os se brise toujours au niveau de la première embrasse d’acier. » Il est ainsi permis de déterminer d'avance le point précis où l’os va se rompre.
On peut fracturer l’os très près de l’articulation, car un point d'appui de quelques centimètres sur l’extrémité de l’os à briser est suffisant. Dans ses expériences sur des cadavres, V. Robin a produit très souvent des fractures juxta-articulaires après avoir désarticulé le genou, c’est-à-dire en ne conservant pour point d'appui du collier qu’une très petite étendue des condyles.
La fracture, complète ou”incomplète, est toujours entièrement sous-périostée et transversale ; si on voulait la produire oblique, il faudrait très peu serrer le membre et los se briserait dans le sens oblique, d'avant en arrière et de haut en bas, en un point correspondant au milieu de la gouttière.