PAR S
du mollet, est doucement étendu sur le plancher du lit. Cette mobilisation se fait sans douleur, l'extension ayant pour effet de relâcher, de détendre, en quelque sorte les sutures placées
sur les parties molles. Au bout d’une demi-heure, le membre
est replacé en flexion avec les mêmes précautions et sans douleurs. | À
Dans l’après-midi, la même manœuvre sera répétée.
Rapidement, on peut augmenter le temps pendant lequel le membre demeure étendu, si bien que, vers le quinzième jour, le blessé peut rester le jour la jambe étendue et la nuit le genou fléchi, ou inversement s’il le préfère.
On obtient ainsi, d'emblée, une mobilité normale du genou | et cela sans douleur appréciable pour le blessé, malgré lui, pourrait-on dire. Ce qui ne doit pas manquer d'attirer l’attention, car, le plus souvent, le blessé est un accidenté du travail, sur la « collaboration » duquel on ne saurait compter.
A la fin du premier mois, on peut autoriser les mouvements actifs de flexion et d'extension, le pied reposant toujours sur le plan du lit.
A la fin du deuxième mois, le blessé assis au bord du lit, jambe pendante, fera les mêmes mouvements. On demandera un effort gradué au quadriceps en attachant au pied de petits boudins de sable de 1 kilo, 1 kilo 500, 2 kilos.
La marche ne sera autorisée qu’au début du quatrième mois, car les chirurgiens sont actuellement unanimes à exiger une immobilisation au lit de trois mois au-moins, et nous pensons que tout le monde a renoncé à établir des « records de vitesse ».
Avantages. — Inconvénients.
L’ostéosynthèse de la diaphyse fémorale, genou fléchi, lorsqu’elle a été pratiquée avec une stricte asepsie, un matériel d’une rigidité absolue, fixé impeccablement et « éprouvé », donnera un membre sans raccourcissement, un genou avec une mobilité physiologique, des troubles trophiques réduits au minimum, grâce à la mobilisation, active précoce.