CHAPITRE V
DES APPLICATIONS DE LA METHODE DANS LES FRACTURES DES EXTREMITES DE LA DIAPHYSE FEMORALE ET LES FRACTURES VICIEUSEMENT CONSOLIDEES
Nous avons envisagé jusqu'ici les fractures diaphysaires du fémur à sa partie moyenne. Nous allons nous occuper maintenant de celles qui siègent aux deux extrémités de la diaphyse.
Les fractures de l'extrémité inférieure du fémur sus-condyliennes (extra-articulaires), étant donné l’impossibilité où l’on se trouve d’agir efficacement sur le déplacement du fragment inférieur par les manœuvres externes, sont très souvent justiciables de l’ostéosynthèse, et l’ostéosynthèse genou fléchi présente alors les avantages que nous avons déjà exposés. Encore faut-il que la plaque métallique soit parfaitement modelée pour s'appliquer exactement sur le fragment inférieur et qu’elle puisse prendre un appui solide sur ce fragment; il faut donc qu'il présente une longueur suffisante.
On aura intérêt, dans la majorité des cas, après avoir fait agrandir au calibre convenable les derniers trous de la plaque, à employer des vis à bois pour fixer cette plaque au niveau du tissu spongieux épiphysaire. Les vis de Lambotte à ce niveau n’offrent pas de garanties suffisantes de solidité, comme cela est arrivé dans l’observation que nous rapportons (Obs. V).
Au niveau de l'extrémité supérieure de la diaphyse du fémur (fractures sous-trochantériennes obliques ou horizontales), l’ostéosynthèse se heurte à des difficultés spéciales.
Tous les chirurgiens ont reconnu combien il est pénible de réduire, même à ciel ouvert, le déplacement en rotation ex-