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terne, abduction, flexion : véritable érection du court Îragment supérieur. À tel point qu'il faut en venir à la désinsertion de tous les muscles pelvi-trochantériens s’insérant sur ce fragment. L
Cette désinsertion, pratiquée à la rugine tranchante d'Ollier- Leriche, doit être sous capsule périostée. Elle aboutit à laisser le fragment épiphysaire uniquement vascularisé par l’intermédiaire de la capsule et des ligaments articulaires. C'est là, semble-t-il, une condition peu favorable à l’évolution normale du cal. D'autre part, il faut que le fragment supérieur ait des dimensions suffisantes pour permettre un appui solide de la plaque d’osthéosynthèse;ce n’est guère le cas que pour les fractures sous-trochantériennes obliques.
Dans une observation récente de Viannay (?), une ostéosynthèse par plaque vissée est pratiquée avec la technique imdiquée ci-dessus pour une fracture sous-trochantérienne oblique compliquée d’interposition musculaire. Une extension continue est appliquée sur le membre, la plaque oblique est enlevée le quarante-deuxiëme jour. Or, au soixantième jour, une radiographie montre une légère déhiscence du trait de fracture et l’ébauche d’une crosse à convexité externe, bien que le membre soit toujours soumis à l'extension continue. Cette observation, montre bien avec quelle prudence doivent être conduits les soins postopératoires.
D'autre part, la tendance à l’enraidissement du genou est d'autant moins marquée que le trait de fracture est plus éloigné de l'articulation. On peut donc conclure qu'en général l’ostéosynthèse de la diaphyse fémorale genou fléchi est surtout indiquée quand le trait de fracture siège à la partie moyenne ou à la partie basse de cette diaphyse. À la partie haute, il ne faut l’adopter que si la solidité de l’ostéosynthèse a pu être réalisée de façon absolue. N'oublions pas qu'il n’y a pas de plus sûr moyen de discréditer une méthode opératoire que de l'appliquer les yeux fermés.
La méthode d’ostéosynthèse genou fléchi présente des indi-
(4) Bull. et Mém. Soc. chir., 1928, p. 906.
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cations aussi nettes lorsqu'on se trouve en présence de fracture du fémur vicieusement consolidées avec un raccourcissement généralement considérable et une perte à peu près complète de la mobilité du genou, créant une infirmité très marquée.
Il faut, avant de commencer l'intervention et sous anesthésie, mobiliser progressivement et prudemment l'articulation jusqu’à 90 degrés environ. C'est, en général, la flexion maxima que l’on peut atteindre sans créer de dégâts trop importants au niveau de la rotule et des expansions du quadriceps fémoral. Ceux-ci sont altérés dans leur trophicité et se rupturent très facilement. Bien que prévenus de cette possibilité, au cours de la mobilisation préopératoire chez la malade dont nous rapportons l’observation (Obs. X), on eut une fracture de la rotule. : -
Est-il un procédé thérapeutique, autre que celui de l’ostéosynthèse genou fléchi, qui soit susceptible d'obtenir, dans les fractures diaphysaires du fémur vicieusement consolidées un résultat comparable à celui que nous rapportons P