‹ De L’Ostéosynthèse De La Diaphyse Fémorale Genou FléchiChapitre 7 sur 28 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

DE L’OSTEOSYNTHESE DE LA DIAPHYSE FEMORALE EN GENERAL

De toutes les fractures fermées, « celles de la cuisse nous donnent les plus fréquents déboires » (Bourde) [3]. Ces fractures comportent presque toujours trois déplacements :

1° un déplacement angulaire, à sinus interne, dû à l’abduction constante du fragment supérieur; 2° une rotation, due: à ce que le fragment inférieur entraîné par le pied se met, en général, en rotation externe; 3° un raccourcissement, dû à la contracture musculaire qui tend à faire chevaucher les fragments.

Les réduire sera le but du chirurgien, et, par réduire, nous entendons : reconstituer le levier osseux aussi exactement qu’il sera possible de le faire de façon à obtenir une récupération fonctionnelle du membre satisfaisante. Redonner au membre sa fonction primitive serait l'idéal à atteindre, mais il faut reconnaître qu'à la cuisse il sera particulièrement difficile à réaliser.

Au chirurgien s'offrent « deux grandes méthodes dont aucune n’est exclusive. Elles ne s'opposent pas et ont chacune leurs indications : la méthode non sanglante et la méthode sanglante » (Lecène et Leriche) [20] (1).

(4) Thérapeutique chirurgicale, t. I, p. 333.

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