‹ De Lyon à Trévoux par la Croix-Rousse et SathonayChapitre 13 sur 26 · Q08 m. 23 de la Croix-Rousse · texte numérisé non relu

Q08 m. 23 de la Croix-Rousse

ilant à toute vapeur le train passe devant le débouché du tout petit village de Massieux, où coule un ruisseau, un bief, qui vient du centre du plateau. Un coup de sifflet annonce la gare de Parcieux. Le village, que l'on aperçoit à travers les

éclaircies des arbres, est situé à deux pas de là, au milieu de campagnes fertiles et bien cultivées.

Très ancienne annexe de Reyrieux, il faisait partie des possessions de l'Eglise de Lyon. Les religieux de Montberthoud et ceux de Pile- Barbe y possédaient aussi quelques fonds.

Quatre noms, chers à divers titres à l'histoire de notre cité, se rattachent à Parcieux.

Loïse Labé, surnommée la Sapho lyonnaise, qui brillait dans la pléiade des poètes du temps de François l«r, possédait à Parcieux, du chef de son époux, un petit domaine et une maison de plaisance, appelée Grange- Blanche, où, de la ville, elle venait fréquemment dans la belle saison. Cette maison, assise à mi-coteau, montre encore, sous des restaurations et au milieu de bâtiments modernes, un corps de logis avec tour et tourelle qui paraissent remonter au XVI» siècle. Par ses pelouses, ses bosquets et ses sources, c'est une des plus charmantes habitations de nos pays. Elle porte le nom populaire de château de la Belle- Cor dière.

Une prairie adjacente, où se trouve la gare,

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