F° 311 (d'après Coypel
2. Voir la page brillante que les Concourt consacrent aux Cris de Paris. {Portraits intimes, p. 154.)
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ESSAI SLR LE COMTE DE CAYLUS-
Caylus avec Paul Bril; mais, la série épuisée, il revient à la fiiiuro, qui a décidément sa prédilection. Il l'étudié calme et pure chez Raphaël, expressive et hne dans une suite de tètes de Yan Dvck, difforme et saisissante dans les caricatures de Vinci. Difficile entreprise! Caylus ne réussit pas toujours; il recommence. IMusieurs planches sont balafrées d'un trait : « Effacé ». Çà et là on peut lire : « N'a pas été fait, tant il était mauvais »; <( n'a pas été fait, étant copie détestable ^ ». Partout se trahit la lutte, l'ambition de rendre l'accent du modèle; mais nulle part plus que dans ces onze étonnantes planches d'après Rembrandt % oii l'improvisation de l'artiste est saisie au vol et fixée dans un gribouillis magistral.
En même temps, l'antique le hante. Quand il en a fini avec les pierres du roi, il s'attaque aux monnaies impériales d'or, pour lesquelles il s'est épris d'une belle passion '\ Il les copie, en attendant qu'il cherche à les interpréter. Il y en a quinze cents; il en vient à bout, et en recommence aussitôt deux cents qu'il trouve mal venues. Puis il s'inquiète des monuments. Qui les connaît en France? Il en prend de toutes mains, va chercher de vieux dessins dlïeimskerk \ et met au pillage Bouchardon, qui revient de Rome avec des cartons bourrés d'études. C'est ensuite son Cabinet qui lui fournit, à défaut de mieux, des modèles. Ce qu'il a gravé dans son Recueil d'antiquités se trouve là : égyptien, grec, romain. Enfin, le cuivre lui tombe des mains, quand l'art lui a livré son dernier secret. Vous croyez qu'il se repose? Point. Il a pris la plume, et n'a fait que changer d'outil \
2. Publiées à part sous le titre d'Histoire de Joseph, 1757. — En soustitre : « Proposé aux jeunes gens pour l'étude des mœurs et du dessin ». Où la pédagogie ne va-t-elle pas se nicher avec Caylus?