Me;;?, inédits
2. Mignard fut anobli par Louis XIV. — On sait que sa fdle épousa le comte de Feuquières.
3. Charles Coypel (1694-17521, fils d'Antoine Coypel (1661-1722) et petitfils de Noël Coypel (1628-1707), peintre bel esprit, qui fit du théâtre, cultiva tour à tour la peinture d'histoire et la bambochade, et composa un certain nombre de Vies d'artistes.
ESSAI SUR LE COMTE DE CAYLUS-
CAYLUS A L'ACADÉMIE ROYALE
séance pour la première fois h rAcailémie le 1" décembre 1731 '.
Les premières années s'écoulent sans incident notable. Quelques mois après sa réception, Caylus lit à TAcadémie un [)etit travail sur Futilité de l'élude des Dessins des maîtres^. C'est à peine si l'on peut donnera ces quelques pages le nom de conférence. Sur ce sujet, son tbème favori, Cavlus, comme il Ta prouvé depuis, pouvait montrer plus de viiiueuret d'autorité. L'exposé est mou, le ton indécis. L'auteur ne connaît pas encore bien son milieu ; on sent trop qu'il s'acquitte envers ses nouveaux confrères d'un devoir de politesse. Aussi, bien qu'ils aient l'attention flatteuse d'en demander une seconde lecture ^ Caylus ne renouvelle pas l'expérience. Les années suivantes sont mornes ; rien n'en vient remplir le vide. Les procès-verbaux enregistrent mélancoliquement la lecture de quelque biog rapide nouvelle, ou la reprise d'une ancienne; l'énumération des prix annuels, les noms des lauréats, les réceptions, les décès, sont les seules mentions ordinaires. Caylus est presque toujours absent des assemblées. En 1734, il ne siège pas une seule fois. De 1735 à 1745, en dix ans, il ne signe pas dix fois au procès-verbal. Que fait-il donc! Il appartient encore à ses anciennes babitudes; il grave ou il étu<lie, surtout il se distrait en galante compagnie. C'est l'époque des Œuvres badines, des divertissements de Morville, de l'intimité avec Maurepas; c'est aussi celle de sa nouvelle passion pour l'antiquité, de la formation de son cabinet, d'un voyage dans le Midi, de son élection à l'Académie des inscriptions*.
1. Extrait du procès-verhal de Pélection : «... A quoi la Compagnie a applaudi, connaissant son mérite et l'estime qu'il fait (Cavlus) de tous les habiles gens «pii la composent. - (24 novembre 1731.)
2. Inséré au Cabinet de l'Amateur et de l'Antiquaire, 1845 et 1846, 4* vol., et réédité par 11. Jouin. Prononcé le 1 juin 1132.