‹ De M. Fabio Quintiliano [microform], L. Annaei Senecae judiceChapitre 141 sur 236 · Relu par Coypel, le 5 juillet · texte numérisé non relu

Relu par Coypel, le 5 juillet

Cependant le moment est venu où, après s'être trop et trop longtemps dispersé, cet esprit se recueille, se concentre et se fixe. On en peut placer la date aux environs de 174G. Caylus devient tout à coup un autre liomme. Cet irrégulier est maintenant un assidu. Passionné pour les travaux de la compagnie, il va, bon gré mal gré, entraîner l'Académie à sa suite, forcer à l'étude les plus récalcitrants. A quoi attribuer un cbangement si subit en apparence ? A l'âge évidemment, cause première d'un déplacement d'activité *; sans doute aussi à la logique cacbée qui préside à tous les écarts d'une vie oii ce qui cbange, c'est le mouvement, non la direction; — mais surtout, selon nous du moins, à la rencontre, à point nommé, de trois bommes dévoués à l'art français, par lesquels Caylus entrevit une œuvre à faire, Le Normant de ïourneliem, Boucliardon, Lépicié : l'un, directeur des Bâtiments et nouvellement promu à cette cliarge ; l'autre, sculpteur en qui la France saluait un nouveau Pliidias; le troisième, secrétaire perpétuel de l'Académie, serviteur dévoué et artisan obscur de sa gloire ^ Nous ne pensons pas que ce rapprocbement de noms ait ici rien de forcé. Quand on se rappelle que Caylus fut l'ami du premier, l'admirateur du second, le collaborateur du dernier, il est impossible de n'être pas frappé de cette coïncidence. Quoi qu'il en soit, c'est une vie nouvelle (}ui va commencer pour Caylus, aussi bien que pour l'Académie.

Le premier acte de son autorité, si l'on peut ainsi dire, est le rétablissement des conférences. L'usage s'en était à peu près perdu. Caylus, dans un discours que nous avons été assez heureux pour retrouver, s'en fait le défenseur ^ Mieux que cela, il rappelle aux académiciens qu'ils ont

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