‹ De M. Fabio Quintiliano [microform], L. Annaei Senecae judiceChapitre 163 sur 236 · Mot de Benoit XIV h Paciaudi · texte numérisé non relu

Mot de Benoit XIV h Paciaudi

ÉTUDES ARCHÉOLOGIQUES EN FRAxNGE AVANT 1750. 240

lions une dissertation en latin sur la colonne Nani, et Le Beau lui adresse, au nom du corps savant, une lettre dans la même langue, complimenteuse et légèrement ironique *. Mais c'est autour des fouilles nouvelles d'Herculanum que l'ancienne érudition va, qu'on nous passe le mot, tirer son feu d'artitice, à l'applaudissement du vulgraire, aux rires des gens d'esprit.*En France, où un fort parti de lettrés avait toujours afl'ecté de mépriser les gens à dissertations, il y avait dans ces excès une modération relative. De l'autre coté des Alpes, les savants entendaient moins raillerie, et relevaient parfois le gant, rendant aux rieurs sarcasmes pour sarcasmes. Rien de plus édifiant à ce sujet que la préface des Monumenta Peloponnesiaca \ Les érudits d'autrefois, pour la défense desquels le P. Paciaudi s'arme de pied en cap, y sont définis avec une rare candeur : Tanto minus avfjumentationi... Irihuunt, quanto plus laboris vigi- /f\vf/ue interponunl; qui, infjenio plus œquo indu/f/entes, quœ desperatissima erant atque ah hominum captu remota expiicare ar/ressi, rem omnem frivolis suhtHitatihus, amhif/uis interpretamentis, testimoniis lomjissinie accitis sic implicarunt, ut illorum dictis tantum credendum sit, quantum somniantium visis ^ A ce portrait injurieux, que Paciaudi place dans la bouche de ses détracteurs, le bon théatin oppose celui du vrai savant, c'est-tà-dire du savant selon son cœur. Hélas! il est à craindre qu'il ne difl*ère pas sensiblement du premier. Et il a beau s'écrier, dans un noble et dédaigneux langage : Desinarit errjo lemssimi quidam nostrœ hujus œtatis ardeliones adolescentihus imponere, atque ab hisce nostris eriiditis investif/atio7iihus prohibere, perinde atque nihil subsit utilitatis \ tout chez lui, jus-

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