‹ De M. Fabio Quintiliano [microform], L. Annaei Senecae judiceChapitre 185 sur 236 · L. LVIL · texte numérisé non relu

L. LVIL

ESSAÎ sua LE COMTE DE CAYLUS

dans ses travaux les mieux informés; son savoir épip^rapliique inspirait à Barthélémy une défiance très justifiée '; les médailles et les langues orientales l'intéressaient en artiste et en curieux, non en savant. Sans doute les travaux de son émineut confrère profilèrent à son esprit, augmentèrent la portée de son coup dœil, lui révélèrent peut-être l'avenir des questions de linguistique en archéologie. On ne peut cependant dire de Caylus qu'il vivait « à la lueur de Barthélémy ' », sans tomher dans une exagération singulière. L'originalité de Caylus est la moins contestable de ses qualités; et d'ailleurs Barthélemv se fut empressé de répudier un si singulier élève. Lui-même, en effet, ne s'occupait guère d'antiquité figurée \ ou, du moins, le genre de travaux où excellait Caylus lui était tout à fait étranger. Ouand il en parle, c'est toujours avec une pointe de dédain ou d'ironie \ Ce «lont Caylus faisait son princij.al lui semblait le côté problématique de l'œuvre, et ce que Caylus y intercalait à titre accessoire, uniquement pour ne pas sembler incom[)let, semblait à Barthélémy le principal. C'est le seul moyen d'expliquer comment Caylus a pu faire tant d'emprunts, délibérément avoués, à la science de son collègue, sans croire que son livre en fût pour cela moins à lui, et comment Barthélémy a toujours répondu à ses appels sans se croire le moins du monde son collaborateur pour un ouvrage si étranger à son propre toin- d'esprit.

Qu'on nous permette ici d'insister encore. Cette question iouche de trop près à l'ol)jet même de ce livre pour (jue Ji«nis ne tenions pas à préciser. Collaborer signifie entrer dans l'esprit de l'œuvre d'autrui, la faire sienne, et la

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