‹ De M. Fabio Quintiliano [microform], L. Annaei Senecae judiceChapitre 197 sur 236 · T. I, IX · texte numérisé non relu

T. I, IX

ESSAI SUU LE COMTE DE CAYLUS-

f-alion (rcposaiil, il est vrai, sur (h^ fausses analogies) de l'art porsépolilaiu ', des vues liardies sur Chypre el Malte, une pointe heureuse en Sardai-ne. II a dit le premier : -^ des Égyptiens, qu'ils travaillaient pour rinimortalité, qu'ils avaient Finstinct de la grandeur et l'entente des niasses, que leur arl robuste et d'apparence sommaire cachait plus de finesse et de variété qu'on ne serait tenté de le croire; qu'ils sont les maîtres vénérables des civilisations antiques, et méritent, comme tels, l'étude attentive des archéologues, au lieu d'être mentionnés « par manière d'acquit ^ »; — des Phéniciens, que, pour avoir été plus marchands que savants, ils n'en ont pas moins servi d'intermédiaires artistiques entre TÉgypte, l'Étrurie ot la (irèce; que, quoique trop confondus encore avec les Egyptiens pour qu'on puisse toujours distinguer ce qui leur revient, ils donnent lieu à certaines opinions probables, qu'il s'attache à démontrer^; — des Romains, qu'ils ont en général le goût « lourd, mou, sans finesse » ; et que « presque tous les ouvrages romains où l'on aperçoit une sorte d'élégance sont dus aux Grecs dont Rome se trouva remplie, principalement sous les Empereurs » \ etc. ^ De telles vérités sont aujourd'hui banales. Aussi bien Gaylus ne les donnait-il pas précisément pour des découvertes, quoiqu'il en eut à la rigueur le droit. Mais, si on les avait plus ou moins soupçonnées déjà, c'est à lui quil appartient de les avoir rassemblées en un corps de doctrine, de s'être rigoureusement guidé d'après elles, de les avoir fait si profondément pénétrer dans l'étude des antiquités, qu'on peut les dire nées avec le Recueil, et inséparables du nom de Gaylus. Dans leur généralité

1. A/em. de VAcad. des inscr., t. XXIX, 118-li8. -i. T. VI, iij, etc.

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