‹ De Montréal à Jérusalem [microforme]Chapitre 41 sur 119 · UN CIMETIÈRE PICARD · texte numérisé non relu

UN CIMETIÈRE PICARD

Dans le jardin du fossoveur,

Exubérant des fleurs vermeilles

Qu'on transplante au terrain meilleur, O mort, où tu sommeilles,

Dans ce jardin cher aux cyprès Comme l'herbe des bois aux arbres Et qu’une haie égaie, auprès

Des ifs noirs et des marbres,

FKHANCI

Dans ce jardin tout attirant

Où l'œil s'arrête, où les oreilles

Entendent un sphinx murmurant, Sont des ruches d’abeilles :

Et l’incompréhensible est la.

Revêtant pour nous des symboles

D’ailes, de fleurs, d’odeurs. L’Hybla A trouvé des paroles.

L’Hybla païen a du Thabor

Reçu des semences divines ;

Sur ces fleurs le sang tombe encor Du front chargé d'épines,

Et ce jardin, rempli de sens

Divins où notre esprit s'enfonce,

Nous dit aussi : « Je sais, je sens, Je souris et j’annonce, »

16 juillet 1865.

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