TRAGÉDIE AU JARDIN
La dionée irascible
À pour armes les piquants Que sa feuille, étau flexible, Offre, ouverte, aux attaquants.
Lorsqu'un insecte les touche,
Ces dards, se croisant entre eux Comme un bec d'oiseau farouche, Enferment le malheureux ;
Et cette prison mortelle Qui le tenaille et Je mord Le retient tant qu'il pantèle Et ne le lâche que mort,