VUES PRISES DU TRÉPORT
Juillet et le soleil, fleurs encore. arbres verts, Vibrations de l'air tremblant, lumière chaude, Voilesblanches que suit l'oiseau qui pêche en fraude Crabes vifs, dans les rocs coquillages ouverts,
Partout vie! et lointains bleus, adoucis, divers, Et mer vaste qui semble un plateau d’émeraude ! Salut, meilleur des jours où la muse en maraude Attache à tous nos mots les deux ailes du vers!
D'un côté seulement, derrière l’ombre noire Des arbres, les aspects se teignent trop d'histoire : Louis onze se signe et la ville est en feu ;
Et plus près, dans le parc qu’'honorera Penthièvre, Guise le Balafré passe, haussant la lèvre, Sombre... Le ciel pourtant rit sur le château d’Eu.
Tréport, 1847.